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L'Usine Santé

Le spatial s'engage dans la lutte contre la dengue

Gaëlle Fleitour , ,

Publié le

Pour accompagner le lancement de son vaccin contre la dengue en 2014, Sanofi Pasteur s'est associé au CNES. Objectif : réaliser des cartes dynamiques pour optimiser la vaccination.

Le spatial s'engage dans la lutte contre la dengue © Jean-Louis Salque - L'Usine Nouvelle

En 2014, lors du lancement de la production de vaccins contre la dengue dans son usine de Neuville, Sanofi Pasteur ne sera plus seul. Car l'industriel vient de se trouver un allié, pour le moins original: le Centre national d'Etudes Spatiales (CNES). Le but de ce partenariat ? Optimiser les futures campagnes de vaccination contre cette maladie sans traitement, qui affecte chaque année 200 millions de personne. Le CNES a donc accepté de fournir ses compétences... en télé-épidémiologie. C'est à dire la surveillance et l'étude, grâce aux capteurs spatiaux, des paramètres environnementaux et climatiques favorisant la propagation des maladies infectieuses.

Des cartes d'evaluation des risques

Après avoir travaillé durant dix ans sur la fièvre de la vallée du Rift, puis cinq ans sur la paludisme, le CNES a en effet développé et breveté sa propre méthode : des cartes d'évaluation des risques d'émergence de ces maladies, intégrant aussi bien des données spatiales, de météorologie etc. Qui nécessitent aussi de travailler sur plusieurs sites, comme aux Antilles où la dengue avait tué 23 personnes en 2010, pour mieux comprendre la maladie. Puis de passer de cartes statiques à des cartes dynamiques. "J'ai bon espoir qu'il nous faille trois ou quatre ans pour développer la "carte météo" des deux moustiques vecteurs de la dengue", estime Muriel Lafaye, responsable environnement-climat-santé du CNES.
Le temps que Sanofi Pasteur peaufine de son coté son vaccin contre la dengue, en dernier phase d'essais cliniques.

Pas de vocation à la production pour le CNES

Si la contribution financière des partenaires au projet - 100 000 euros chacun annuellement - est limitée, ils disent miser sur les contributions scientifiques.  "Nous n'avons pas de vocation de production, précise-t-on au CNES. Les résultats de nos travaux seront mis à disposition" des différents acteurs. Sanofi Pasteur ne peut que s'en réjouir.

 

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