Le spatial au secours de l’e-santé

Télémédecine, pacemakers… La transmission de données par satellite s’invite dans de nombreux secteurs de la santé. Offrant une belle diversification aux acteurs du spatial.

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Le spatial au secours de l’e-santé

Le spatial et la santé, un mariage impossible ? Pas si sûr… Début février, un partenariat original avait été noué entre le Centre national d’études spatiales (CNES) et Sanofi Pasteur pour lutter contre la dengue. Une initiative loin d’être isolée. Car les acteurs du spatial perçoivent désormais la santé comme une opportunité de diversification. "Secteur peu concurrentiel disposant souvent d’un seul acheteur - l’Etat - le spatial nécessite des développements de technologie très couteux, que les entreprises amortissent sur plusieurs années", observe Géraldine Gascons-Viladomat, directrice du cabinet de conseil Alcimed de Toulouse. Cette industrie cherche donc à valoriser les dépenses engendrées en trouvant d’autres applications à ses produits et services: dans l’aéronautique, l’énergie, l’eau… mais aussi la santé.

Des acteurs comme Astrium dans la télémédecine

Si les acteurs du spatial se sentent légitimes, restent à bien cibler le marché de la santé, pour proposer des offres pertinentes. Ainsi, difficile encore de définir les business models de niches comme la télémédecine… C’est pourquoi est né platinnEs, une plateforme e-santé colabellisée par les pôles de compétitivité Aerospace Valley et Cancer-Bio-Santé, et retenue par l'Etat et la CDC en septembre 2011.

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Son objectif ? Accompagner les industriels dans toutes les phases de développement de leurs projets e-santé, en leur proposant un portefeuille d'experts (analyse marché, financement, ingénierie et montage de projets) et de sites d'essais cliniques.

Car de grands acteurs comme Astrium s’intéressent à la télémédecine. "Il y a une vraie carte à jouer pour la transmission de données par satellite dans les déserts médicaux, généralement mal couverts par la fibre optique ou le GPS, estime Géraldine Gascons-Viladomat. Elle permet aussi de transférer de gros fichiers, type IRM, et d’obtenir une meilleure sécurisation des données de santé."

S’adapter à de nouvelles normes

Les technologies satellitaires peuvent aussi aider des patients atteints de maladies neuro-dégénératives à se repérer. . Tandis que leurs compétences électroniques peuvent être utilisées dans les systèmes embarqués… humains, comme les pacemakers. Car les acteurs du spatial sont habitués à travailler sur l’électronique de précision, résistant à des contraintes très fortes… mais devront s’adapter aux normes des dispositifs médicaux. Et aussi aux exigences de l’assurance-maladie, en anticipant les retombées médico-sociales de leurs produits.

Sans compter les attentes de partenaires nouveaux : patients, mutuelles, centres de santé… Avant de s’engager avec Sanofi Pasteur, le CNES a identifié l’apport des satellites aux observatoires sanitaires en télé-épidémiologie autour de trois thématiques : l’air, l’eau et les vecteurs (moustiques, tiques…). Le centre a ainsi identifié les développements scientifiques et technologiques à soutenir afin de satisfaire les besoins non couverts. Ce travail est désormais poursuivi par le CNES et Alcimed à l’échelle internationale, avec différentes agences spatiales mondiales (Japon, USA, Brésil…) afin de coordonner ces efforts.

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