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L'Usine Aéro

Le sous-traitant gersois Cousso rejoint le groupe Mecapole

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Daniel Cousso vient de céder sa société de sous-traitance aéronautique Cousso, dans le Gers, au groupe lyonnais Hephaistos, dont l'actionnaire de référence est la holding familiale MFGI. Le nouveau groupe Hephaistos-Cousso pèse dorénavant 41 millions d'euros de chiffre d'affaires et emploie 300 salariés.

Les entreprises citées

En partenariat avec Industrie Explorer


Crédit Cousso - Le site de Cousso, à Nogaro dans le Gers.

Le mariage vient d'être consommé. D'un côté, les établissements Cousso (150 emplois, 21 millions d'euros de chiffre d'affaires), basés à Nogaro, dans le Gers, dont le fondateur et principal dirigeant Daniel Cousso cherche une solution pour préparer son départ à la retraite. De l'autre, la holding familiale lyonnaise MFGI, qui travaille depuis quelques années à la consolidation d'un ensemble industriel, baptisé Mecapole, avec l’ambition de structurer à brève échéance de petites ETI (entreprise de taille intermédiaire) industrielles capables d'offrir des solutions intégrées au service de filières telles que l'aéronautique, la défense, le ferroviaire ou le nucléaire.

La reprise de Cousso vient d'être concrétisée, via l'une des entités de Mecapole, le groupe Hephaistos, qui travaille principalement pour l'aéronautique et le nucléaire. Le groupe Hephaistos regroupe déjà les sociétés Betri, à Meyzieu (Rhône), Collet-Amblard, à Veurey-Voroize (Isère), AMB, à Bussière-Dunoise (Creuse) et Labasa à Pau (Pyrénées-Atlantiques). Outre leurs compétences très spécifiques en usinage de précision sur les métaux durs, ces sociétés sont également dotées de capacités de chaudronnerie, de soudure et de contrôle.

65 millions d'euros de chiffre d'affaires attendus pour 2020 et création de 70 emplois

Le nouvel ensemble Hephaistos-Cousso pèse dorénavant 41 millions d'euros de chiffres d'affaires, avec un effectif global de quelque 300 salariés. "Une taille critique intéressante pour nos grands donneurs d'ordre", souligne Timothée Fraisse, président de la holding MFGI et de Mecapole. Pour cette nouvelle acquisition, MFGI a notamment été accompagné par le fonds lyonnais Helea, ainsi que par Multicroissance, Grand Sud Ouest Capital et BPI France.

Côté aéronautique, le nouveau groupe Hephaistos-Cousso compte parmi ses principaux clients, Airbus, Safran, Dassault Aviation et livres des éléments en tant que fournisseur de rang 1 tous les grands programmes, civils et militaires, notamment l'A320neo, l'A350, l'A400M et le Rafale. "Les nouvelles synergies que nous comptons favoriser au sein du groupe vont nous permettre de développer de nouvelles activités de manufactoring engineering, pour des offres de sous-traitance globale, des études jusqu'au traitement de surface, en passant par la tôlerie, la forge et l'usinage", insiste Timothée Fraisse.

L'ambition est clairement affichée. L'objectif est de passer le cap des 65 millions d'euros de chiffre d'affaires à l'horizon de quatre ans (hors croissance externe) avec la création d'environ 70 emplois supplémentaires. "Cette croissance sera portée principalement par la montée en cadence des programmes aéronautiques sur lesquels nous sommes déjà positionnés et par les marchés de remise à niveau du parc français des centrales nucléaires pour lesquels nous avons été retenus par EDF et Areva", précise encore Timothée Fraisse.

En accompagnement, 6 millions d'euros seront investis dans les deux ans pour continuer à moderniser et à développer le parc machines des différents sites de production d'Hephaistos-Cousso, dont 3 millions d'euros pour le site de Nogaro, dans le Gers.

Nouvelles opérations de croissance externe dans les tuyaux

Et MFGI ne compte pas en rester là. Le groupe prépare déjà de nouvelles acquisitions. Avec le rachat de Cousso, la holding a déjà renforcé les activités de son pôle mécanique, Mecapole, dont le chiffre d'affaires global pèse dorénavant plus de 139 millions d'euros, dont 44 millions d'euros dans l'aéronautique et la défense, avec un effectif global de plus de 1 000 salariés. 35% du chiffre d'affaires sont réalisés à l’exportation et près de 8% dédiés à l’innovation (fabrication additive, objets connectés, plastronique…).

Dans la foulée, d'autres opérations devraient suivre. Sans vouloir encore citer de nom (tant que rien n'est signé), Timothée Fraisse n'hésite pas à confier être en négociations très avancées pour l'acquisition d'une autre société de sous-traitance aéronautique dans le Sud-Ouest de la France. Une opération qui devrait être bouclée d'ici l'été prochain.

Marina Angel

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