Quotidien des Usines

Le sous-traitant bigourdan ADB passe à la vitesse supérieure avec l'acquisition de deux ateliers de fraisage

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La société ADB (Atelier de Décolletage de Bigorre), à Louey, dans les Hautes-Pyrénées, s'ouvre de nouveaux horizons avec l'acquisition de Lubat et de Précitech, à Cestas (Gironde). Croissance externe et diversification.

Le sous-traitant bigourdan ADB passe à la vitesse supérieure avec l'acquisition de deux ateliers de fraisage © ADB

Spécialisée dans la mécanique de précision, la société ADB (Atelier de Décolletage de Bigorre), basée à Louey, dans les Hautes-Pyrénées, change de braquet. Cette société de sous-traitance aéronautique de 45 salariés et de 4,2 millions d'euros de chiffre d'affaires, vient de reprendre deux petits ateliers de fraisage, les sociétés Lubat et Précitech, à Cestas, en Gironde. Ensemble, ces deux ateliers, déjà regroupés physiquement sur un même site et nouvellement fusionnés au sein d'une nouvelle société, baptisée Lutec, emploient une vingtaine de personnes, pour un chiffre d'affaires global de 2,3 millions d'euros.

De nouvelles synergies et des marchés hors aéronautique

Avec cette opération de croissance externe, ADB compte jouer la complémentarité de compétences et s'ouvrir de nouveaux marchés. La société est positionnée principalement sur des tâches de tournage et de décolletage, pour la production de petites pièces de révolution, plutôt en métaux durs et de sous-ensembles. Tandis que Lutec est spécialisée dans le fraisage et travaille plutôt l'aluminium, le titane et les alliages légers. "L'objectif est de créer de nouvelles synergies entre les deux sociétés", souligne Nathalie Candalot, gérante d'ADB et depuis peu, présidente de Lutec. Mais surtout, ADB réalise un peu plus de 90% de son chiffre d'affaires dans l'aéronautique, tandis que Lutec réalise un peu plus de 60% de son chiffre d'affaires hors aéronautique. "Lutec nous ouvre de nouvelles perspectives sur les marchés de la défense, de l'électronique et du médical", précise Nathalie Candalot.

15 millions d'euros de chiffre d'affaires attendus pour 2020

Pour réaliser cette première opération de croissance externe et engager une nouvelle stratégie de développement, une société holding, Agiliteam, a été constituée, avec l'entrée au capital du groupe financier toulousain Irdi, via sa filiale MP Croissance. Cette consolidation financière doit accompagner de nouvelles étapes de croissance. D'autres acquisitions sont prévues dans les prochains mois. "Nous avons l'ambition d'agréger très vite d'autres petites structures autour de nous afin d'avoir la taille critique suffisante pour sortir des frontières de notre éco-système local et nous positionner sur des marchés nationaux de sous-traitance", explique Nathalie Candalot, qui ne cache d'ailleurs pas son intention de regarder toutes les opportunités qui permettraient à Agiliteam de s'implanter hors du Sud-Ouest, notamment en Ile-de-France et Pays de La Loire. La feuille de route est claire : d'ici 2020, l'objectif est de franchir la barre des 15 millions d'euros de chiffre d'affaires, avec un effectif global de 130 à 150 salariés.
 

Marina Angel

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