Le sort des salariés de Sernam finalement tranché en avril

Il faudra attendre encore. Le tribunal de Nanterre renvoie au 10 avril l'examen de l'offre de Geodis, qui maintient son offre malgré les déboires à Bruxelles

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Le sort des salariés de Sernam finalement tranché en avril

Encore un peu de répit pour le dossier Sernam. Le tribunal accorde à Geodis, filiale de la SNCF, un nouveau délai de 15 jours visant à obtenir une réponse définitive de la Commission européenne qui demande le recouvrement par l'Etat français de 642 millions d'euros d'aides illégales versées à Sernam.

Le conseil d’administration de Geodis a opté pour la défense du projet lund 26 mars, "pour autant que ses composantes soient maintenues et confirmées par le tribunal si celui-ci se prononce pour une nouvelle période d'observation".

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Dans le détail, le groupe propose une reprise partielle des activités de Sernam et de 826 personnes. Mais l’offre est conditionnée au fait de ne pas avoir à rembourser les 642 millions d’euros d’aides illégales versées à Sernam jusqu’à sa privatisation en 2005. Une somme que réclame pourtant Bruxelles à la France.

Une avancée à Bruxelles ?

Le 26 mars dans la journée, les services de la Commission européenne auraient adressé à la Sernam un avis selon lequel ils estiment qu’il y a bien discontinuité de l’entreprise, selon une source proche du dossier. En substance, cette condition est indispensable pour une éventuelle concession de Bruxelles. Reste que ces services insistent sur le fait que "l’avis n’engage pas la Commission".

Selon une source proche du dossier, la situation de Sernam se complique de jour en jour avec "une chute inquiétante du chiffre d'affaires depuis la décision de la Commission européenne d'imposer à l'Etat français de récupérer 642 millions d'euros d'aides illégales".

Engagement du gouvernement

En effet, à l'approche de l'élection présidentielle, une liquidation de Sernam viendrait au pire moment pour le gouvernement qui s'est fortement impliqué dans ce dossier, potentiellement explosif sur le plan social. Notamment, le 26 mars une table-ronde s’est tenue au ministère des Transports pour faciliter le reclassement des salariés du transporteur. Selon les syndicats, rien de concret n’en est sorti.

La réunion a "permis de définir les grandes lignes du dispositif permettant de mobiliser le plus efficacement possible, avec une cellule de reclassement, le contrat de sécurisation professionnel qui sera ouvert à chacun des salariés licenciés", indiquent de leur côté les ministres du Travail et des Transports Xavier Bertrand et Thierry Mariani dans un communiqué.

Selon eux, "les entreprises de la filière, notamment les groupes SNCF et La Poste, la Fédération des entreprises de transport et de logistique de France (TLF) et la Fédération Nationale des Transports Routiers (FNTR), ont su se mobiliser rapidement pour garantir le reclassement du plus grand nombre de salariés de Sernam et d'Aster (une filiale)", quelque 1 600 au total.

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