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Quotidien des Usines

Le site PSA de Vesoul signe un accord pour mettre fin aux 35 heures

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Publié le , mis à jour le 15/06/2018 À 07H52

Après le récent accord de rupture conventionnelle collective signé en janvier 2018, PSA remet en question les 35 heures au sein de son site de Vesoul (Haute-Saône). Un accord a été signé le jeudi 14 juin.

Le site PSA de Vesoul signe un accord pour mettre fin aux 35 heures
PSA remet en question les 35 heures au sein de son site de Vesoul.
© DR

Le site PSA de Vesoul (Haute-Saône) a signé le jeudi 14 juin un accord pour augmenter le temps de travail au-delà des 35 heures. L'accord entrera en vigueur en septembre et concerne les 3000 salariés du site. Il a été signé par les syndicats FO, CFTC et CFE-CGC qui représentent près de 80% des salariés. La CGT est le seul syndicat ayant refusé l'accord en raison de l'absence de compensation salariale complète. Les salariés contre l'accord ne seront pas licenciés automatiquement mais auront la possibilité d'être mutés sur un autre site PSA.

L'accord prévoit 80 embauches jusqu'en 2020, un engagement à ne pas sous-traiter les nouveaux contrats et un investissement de 20 millions d'euros dans la modernisation du site. Par ailleurs, les salariés percevront une prime de performance de 100 euros fin 2019 et verront leurs heures supplémentaires rémunérées avec une majoration de 40% entre 37h45 et 43 heures puis 50% au-delà de 43 heures.

Lors du comité social et économique du site PSA à Vesoul, le 14 mai, le groupe PSA a présenté aux salariés le projet d’accord sur l’allongement du temps de travail. Unique en France, le site de Vesoul ne construit aucun véhicule pour le groupe PSA mais fabrique et stocke des pièces détachées. Une annonce qui avait fait réagir les organisations syndicales. Dans un communiqué, la CGT expliquait : "La direction vient de proposer aux organisations syndicales, à travers un accord local, de remettre en cause les 35 heures en augmentant le temps de travail effectif de 7,8 %, le passant de 7 heures à 7 heures et 33 minutes par jour, soit de 35 heures à 37 heures et 45 minutes par semaine." Le syndicat faisait aussi état d’une "augmentation de 2,8 % des salaires". Dans la version signée le 14 juin, l'augmentation est de 3,1%.

Les syndicats ouverts à la négociation

Contacté à l'époque par téléphone, Force Ouvrière, le syndicat majoritaire du site, expliquait que la proposition de PSA venait en application des ordonnances Macron. "Nous n’avons pas d’avis pour le moment", a expliqué son délégué syndicat, "mais on ne peut pas faire autrement que d’être présent autour de la table des négociations." FO a consulté l’ensemble des salariés du site de Vesoul avec d’ores et déjà une idée des vœux qu’ils émettront. "Nous souhaitons faire le maximum pour augmenter le pouvoir d’achat des salariés. Aussi demanderons-nous des embauches, de nouvelles activités et une vision plus détaillée sur plusieurs années du site de Vesoul."

Une volonté de pérenniser un site en danger

Contactée suite à cette annonce, la direction n’a pas souhaité communiquer. "Nous sommes actuellement dans un processus de négociation et avons engagé des discussions de co-construction avec les représentants du personnel de Vesoul." PSA n'a souhaité pas non plus s’engager sur le temps que prendront ses négociations, Force Ouvrière a parlé d’un mois de négociations. Un porte-parole du groupe nous a, toutefois, assuré que "l’objectif de ces négociations est d’assurer la pérennité globale et l’avenir du site pour gagner en compétitivité". Aucun emploi ne devrait être directement touché par cet accord. "Des postes devraient en effet être supprimés, mais il s’agit là d’un accord de rupture conventionnelle signé pour l’ensemble du groupe en janvier 2018", a tenu à rappeler le syndicat majoritaire du site.

PSA Vesoul pourrait même récupérer de l’activité

Enfin, avec le rachat d’Opel Vauxhall par PSA en août 2017, la direction du groupe a confié que "si les conditions de performance du site de Vesoul sont réunies, il se pourrait que le site récupère l’activité pièces détachées pour Opel France", auparavant détenue par l’usine de Gonesse (Val-d’Oise) et représentant une cinquantaine d’emplois.

Antonin Tabard

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