Quotidien des Usines

Le site Moulinex d'Alençon libéré, mais la CFDT gagne une prime supplémentaire...

Publié le

Social

 

Alors que les lettres de licenciement arrivent chez les ex-salariés de Moulinex, le syndicat CFDT et les 1 080 salariés de l'usine d'Alençon dans l'Orne (cafetières, bouilloires et fers à repasser), que les primes additionnelles aux indemnités de licenciements proposées lors du comité d'entreprise du16 novembre ne satisfaisaient pas, ont finalement décidé de lever hier, mardi à midi, le blocus du site ornais. Une décision prise contre l'engagement par Seb du maintien sur place d'une petite activité et d'une prime supplémentaire.

Les représentants syndicaux ont ensuite été reçu à Paris dans l'après-midi par le P-DG de Seb, Thierry de La Tour d'Artaise pour évoquer ces promesses du repreneur. Ce dernier leur a proposé de reprendre une cinquantaine de salariés en contrat à durée déterminée (CDD) pour le Service après-vente international du site (Savi), en plus des 77 salariés, dont le maintien en poste était déjà prévu. Le P-DG a également présenté un projet industriel qui permettrait, toujours à Alençon, l'embauche de 38 personnes pour une activité de découpe et d'une dizaine de postes en plasturgie. D'autres CDD pourraient aussi être recrutés pour aider au redémarrage de la production dans les usines conservées par Seb à Villaines-la-Juhel (Sarthe), à Mayenne (Mayenne) et à Fresnay-sur-Sarthe (Sarthe), une usine où le transfert de 192 personnes de l'unité ornaise était déjà organisé dans le plan de reprise de Seb.

Au cours de ces négociations, la CFDT a également obtenu pour les 270 salariés de plus de 56 ans du groupe Moulinex qui peuvent accéder à la préretraite, d'une part une réévaluation de 20 % de leur prime conventionnelle de licenciement et, d'autre part, une prime additionnelle de 30 000 francs à laquelle ils n'avaient en théorie pas droit. Pour le syndicat, ce dernier point justifiait, entre autres, le maintien du blocus de l'usine d'Alençon. Celle-ci était la dernière occupée après l'acceptation lundi par les 308 salariés de l'usine de Falaise dans le Calvados (aspirateurs) des primes additionnelles. Patrick BOTTOIS

Testez L'Usine Nouvelle en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte