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Quotidien des Usines

Le site Electrolux de Revin repris par Selni

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Les 419 salariés du groupe Electrolux viennent d’être informés qu'un projet de reprise de leur usine par la PME nivernaise Selni était en passe de se conclure. 250 emplois pourraient être maintenus.

Le site Electrolux de Revin repris par Selni
Site Electrolux de Revin
© Electrolux

Après avoir frôlé la fermeture, il y a trois ans, alors qu'elle se trouvait dans le giron du groupe autrichien ATB, la société d'électromécanique Selni connait, aujourd'hui, une étonnante résurrection. Au point d'être en passe de reprendre le site de production qu'Electrolux a décidé, le 21 octobre 2012, d'abandonner à Revin (Ardennes) afin de délocaliser la production de la "TOP" (machines à laver par le dessus") à Olawa (Pologne).

Depuis sa reprise en 2010 par Bruno Flocco et six cadres sous la forme d'un LBO ("leverage buy out"), Selni, implantée à Nevers (Nièvre), employant 154 salariés et réalisant un chiffre d'affaires de 30 millions d'euros, n'en finit pas de consolider ses positions. L'annonce de son projet de reprise de l’usine d’Electrolux a été présentée le 4 septembre aux représentants des salariés de l'usine de la vallée de la Meuse lors d'un comité central d'entreprise.

Selni pourrait y fabriquer les composants des lave-linge du géant suédois. Une aubaine pour la majeure partie (250 semble-t-il) des 419 salariés encore en poste à Revin et qui, jusque-là, ne se faisaient guère d'illusions sur leur avenir. Electrolux pourrait peut-être par la suite discuter un plan de départs volontaires concernant 100 à 140 personnes tout en facilitant le lancement de la production de nouveaux produits : hottes aspirantes et chauffe-eau.

Selni se positionne face à la concurrence

La PME nivernaise, dirigée par Bruno Floco, le PDG, et Philippe Vidal, le directeur général, a déjà su reconquérir des marchés au prix d'une réorganisation interne, d'une plus grande polyvalence de ses 154 salariés et de l'innovation, notamment en développant un nouveau moteur adoptant la technologie du Brushless direct current (BDLC).

Grâce à ce composant plus silencieux et à très basse consommation énergétique, le fabricant de moteurs électriques pour l'électroménager a décroché ces derniers mois d'importantes commandes à l'export. Outre Gorenje en Slovénie et Fagor en Espagne, Selni a signé en mai 2012 un contrat d'exclusivité avec Vestel, le numéro un turc de l'électroménager. Une "méga" commande portant sur la fabrication annuelle et pendant une durée de 10 ans de 1,2 million de moteurs à Nevers et de 800 000 autres en Turquie par le biais d'une filiale à créer sur place.

Créée en 1939 sous le nom de Thomson-Houston, Selni s'est refait une jeunesse. Elle entend, aujourd'hui, pénétrer le secteur automobile et le marché de l'éolien.

Pascal Remy

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