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Quotidien des Usines

Le site de Rio Tinto à Saint-Jean-de-Maurienne serait repris par l’allemand Trimet

Olivier James , , , ,

Publié le

Les négociations pour la reprise du site savoyard pourraient aboutir dans trois ou quatre semaines.

Le site de Rio Tinto à Saint-Jean-de-Maurienne serait repris par l’allemand Trimet © L'Usine Nouvelle

Ce dossier industriel parmi les plus chauds d’Arnaud Montebourg pourrait bientôt être résolu. Le président de la société allemande Trimet vient en effet d’annoncer que les négociations pour la reprise des sites de Rio Tinto Alcan de Saint-Jean-de-Maurienne (Savoie) et de Castelsarrasin (Tarn-et-Garonne) pourraient aboutir dans trois ou quatre semaines. De quoi rassurer les 460 salariés concernés.

Avec cette annonce, c’est le secteur métallurgique français qui respire. Le site de Saint-Jean-de-Maurienne est en effet le berceau historique mondial de la production d’aluminium, anciennement dans le giron du fleuron national Pechiney. Les actions médiatisées de certains salariés auront enfoncé le clou. De quoi inciter le ministre du Redressement productif à agir. Il avait d’ailleurs dès février dernier annoncé que des repreneurs avaient été identifiés.

Cette reprise imminente intervient dans un moment charnière pour le site. Depuis plusieurs années, l’actuel propriétaire, l’anglo-canadien Rio Tinto Alcan, menace de le fermer en raison de négociations tendues avec EDF. Il a signé avec celui-ci des tarifs d’électricité très avantageux en 1984, mais le contrat s’achève en 2014. Et sa reconduction passe par une renégociation des tarifs. Or Rio Tinto Alcan ne cesse de dire que la nouvelle offre n’est pas jugée suffisamment intéressante.

Un repreneur qui souhaite investir

Si ce point revêt une telle importance, c’est en raison du caractère fortement énergivore de la production d’aluminium : à cause du procédé d’électrolyse employé, la consommation d’électricité représente 30 à 40% du coût de production. Rio Tinto Alcan fait donc traîner les discussions depuis trois ans pour inciter EDF à revoir les tarifs à la baisse… menaçant dans le même temps de fermer les sites français du groupe.

L’arrivée de l’allemand Trimet, officialisé en mars, a rebattu les cartes. Ce groupe familial de 1 900 salariés est considéré comme le plus à même de reprendre les sites de production. "On peut envisager un investissement de 200 à 250 millions d'euros sur dix ans", a expliqué le président du groupe à l’AFP. Des déclarations effectuées après avoir rencontré au siège du groupe, à Essen, Arnaud Montebourg qui s'est déplacé en Allemagne pour "juger sur pièces" cette offre, accompagné d’Hervé Gaymard, président du conseil général de Savoie, de deux députés et de deux sénateurs de la région.

Olivier James
 

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