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Le site de Petroplus Petit-Couronne liquidé

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Le tribunal de commerce de Rouen a accordé un délai jusqu’au 5 novembre pour trouver un repreneur, selon les informations fournies par l'intersyndicale CGT-CFDT-CFE/CGC du site. Il a également prononcé la prolongation de l'activité de la raffinerie normande jusqu'au 15 décembre.

Le site de Petroplus Petit-Couronne liquidé © zigazou76 - Flickr - c.c.

La veille de la décision du tribunal, Yvon Scornet, le porte-parole de l’intersyndicale CGT-CFDT-CFE/CGC était plein d’espoir. Contacté par L’Usine Nouvelle, il expliquait : "le comité d’entreprise vient de voter un avis favorable concernant la reprise de la raffinerie par Net Oil. C’est en ce sens que je me prononcerai demain et c’est l’avis qui sera rendu au président du tribunal".

Un avis qui n’a pas été suivi par le tribunal de commerce de Rouen qui statuait ce mardi 16 octobre sur l’avenir de la raffinerie de Petroplus à Petit-Couronne (Seine-Maritime). En effet, il a prononcé la liquidation judiciaire du site, en présence des 100 à 200 salariés réunis devant le tribunal. "Le tribunal a estimé que l'offre de Netoil n'apportait pas les garanties nécessaires pour la continuité de l'activité et le maintien des droits des salariés", informe le ministère du Redressement productif dans un communiqué.

Par ailleurs, le tribunal a donné jusqu’au 5 novembre pour trouver un repreneur. "Il y a encore des repreneurs potentiels mais je vois mal la possibilité d'ici au 5 novembre" de trouver la solution, a commenté Yvon Scornet, interrogé par l’AFP au sortir de l’audience.

Il a vivement regretté que l’offre de Net Oil, en faveur de laquelle s’était prononcé le comité d’entreprise, ait été rejetée. Quant à l’autre repreneur potentiel, Alafandi Petroleum Group, basé à Hong-Kong, Yvon Scornet avait indiqué que son offre n’était pas sérieuse.

"On a été lâchés, même du côté du procureur. Il n'y a plus rien", a-t-il déploré. "Mais on va continuer à se battre pour trouver un repreneur". 470 personnes travaillent actuellement pour la raffinerie et "ils ont pris la décision de nous tuer", a-t-il asséné. Mais selon lui, la portée est bien plus large. En comptant les sous-traitants, quelque 2 000 familles pourraient se trouver affectées par cette décision.

Avant que le verdict ne tombe, Yvon Scornet avertissait : "je ne réponds plus de rien si la justice prononce la liquidation demain". "Au mois de janvier, personne ne donnait 15 jours pour la survie de Petit-Couronne. Nous nous battons depuis 10 mois. C’est la première fois au monde qu’une raffinerie qui s’arrête pour des raisons économiques arrive à redémarrer. On a réussi à prouver que notre raffinerie peut tourner, les marges n’ont jamais été aussi élevées". Des arguments qui n’auront pas suffi à convaincre le tribunal de commerce de Rouen.

A moins que le site trouve repreneur d'ici à la date limite fixée le 5 novembre, la raffinerie rachetée par le suisse Petroplus à Shell s'arrêtera le 15 décembre prochain. "Parallèlement aux efforts pour la recherche d'un repreneur, le Premier ministre a demandé au ministère du Redressement productif ainsi qu’au ministère du Travail, de l’Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social de travailler conjointement au repositionnement industriel de Petit-Couronne avec l'ensemble des acteurs de la filière pétrolière et d’apporter des solutions d’avenir aux salariés de ce site", explique le minsitère.

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