Le site de Petit-Couronne mis en vente par Petroplus

[ACTUALISE] - Le raffineur suisse en proie à d’importantes difficultés financières depuis fin décembre annonce ce 20 janvier qu’il continue tout de même à envisager toutes les autres options.

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Le site de Petit-Couronne mis en vente par Petroplus

Le processus de vente de la raffinerie située près de Rouen est lancé. C’est ce qu’annonce le groupe suisse, soulignant que le comité d'entreprise va être informé puis consulté. Il précise qu’il examine des alternatives stratégiques aussi pour les sites d’Anvers et de Cressier en Suisse, "y compris des ventes potentielles". Petroplus souligne que ces processus vont être engagés dans les prochains mois.

Depuis début janvier le groupe suisse Petroplus a annoncé la mise à l’arrêt de trois de ses raffineries, provoquant la colère des syndicats. Le gouvernement s'est alors saisi du dossier estimant qu’il fallait trouver un repreneur pour le site.

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Total pas intéressé

Eric Besson annonce d'ailleurs dès l'annonce de la mise en vente du site qu'il doit recevoir dans l'après midi le PDG du groupe, Jean-Paul Vettier, pour lui demander d'aider à trouver un repreneur. Interrogé sur RTL au moment de l'annonce, le ministre estime que ce n'est pas une surprise. "J'avais dit la semaine dernière que nous nous préparions à toutes les options, y compris à celle-ci, ajoute-t-il. Nous préparer, cela veut dire que nous avons noué avec l'ensemble de la filière pétrolière et, deuxièmement, avec un certain nombre de repreneurs potentiels, des contacts". Le groupe Total a fait savoir dans la matinée qu'il n'était pas intéressé par la reprise du site.

Le parti socialiste réclame pour sa part au gouvernement d'agir rapidement pour trouver un repreneur. "Ses savoir-faire d'excellence et ses projets de conversion énergétique en font un site attractif sur l'Axe Seine affiché comme une priorité nationale par le président de la République, rappelle Guillaume Bachelay, secrétaire national à l'industrie. Le devoir du gouvernement est aussi "de faire pression auprès de Petroplus et des banques afin que soient assurés la trésorerie courante et le versement des salaires, ainsi que le maintien de l'activité industrielle".

Les syndicats n'ont pas manqué de réagir à cette annonce. "La priorité est d'avoir le plus rapidement possible un rendez-vous avec Eric Besson pour trouver un repreneur, assure à l'AFP Nicolas Vincent, coordinateur CGT et porte-parole de l'intersyndicale CGT-CFDT-CFE/CGC. Ceux qui croyaient encore à Petropolus se sentent complètement lâchés. Pour ceux qui comme moi n'y croyaient plus, c'est plutôt une bonne nouvelle, car cela nous laisse les mains libres pour trouver un repreneur".

Mobilisation

Sur le site français notamment, l’intersyndicale a appelé l’ensemble des candidats à la présidentielle sauf Marine Le Pen à venir les soutenir. Même Eva Joly, candidate pour Europe Ecologie Les Verts est venue défendre le raffinage en France.

Petroplus concentre ses activités sur le raffinage et possède actuellement cinq raffineries en Europe : celle de Coryton au Royaume-Uni, celle d'Anvers en Belgique, celle de Petit Couronne en France, celle d'Ingolstadt en Allemagne, et la raffinerie de Cressier en Suisse. Les raffineries ont une capacité totale de débit d'environ 667 000 barils par jour.

Le groupe a perdu 415 millions de dollars au cours des neuf premiers mois de son exercice. En décembre, il s’est vu refuser une ligne de crédit indispensable pour son fonctionnement par ses banques. Le 12 janvier, un espoir avait surgi, lorsque le groupe avait annoncé qu'il avait trouvé un accord provisoire et partiel avec ses banques. Mais seuls les sites de de Coryton et Inglostadt étaient alors concernés.

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