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L'Usine Aéro

Le sismomètre créé par le français Sodern, premier instrument d'InSight déployé sur Mars

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Publié le , mis à jour le 21/12/2018 À 13H03

Après avoir atterri avec succès lundi 26 novembre sur Mars, la sonde InSight de la NASA a désormais posé son premier instrument sur la planète. La PME francilienne Sodern a fourni le cœur du sismomètre SEIS, le principal outil de la mission chargée de révéler la structure interne de la planète rouge. 

Le sismomètre créé par le français Sodern, premier instrument d'InSight déployé sur Mars
Pour le compte du CNES, Sodern a mobilisé l'équivalent d'une vingtaine d'ingénieurs et techniciens pour réaliser le coeur du sismomètre ultra-précis posé sur Mars le 21 décembre 2018.
© NASA/JPL-Caltech

Le sismomètre français SEIS, instrument principal de la mission InSight est désormais sur le sol de Mars, "au terme de sept jours de préparation", indique le Cnes. Une pince fixée au bout d'un bras en acier de 15 centimètres de long a saisi l'instrument. "Le SEIS a été soulevé depuis le pont de l’atterrisseur pour être amené très lentement jusqu’au sol, en tirant derrière lui son câble blindé, relié à un boîtier électronique resté, lui, bien "au chaud" sur l’atterrisseur", détaille le Cnes. L'instrument se situe désormais à 1,60 mètres de la sonde. 

Le sismomètre était situé sous une sphère en titane dorée d’une vingtaine de centimètres de diamètre qui lui servait de protection, l’instrument scientifique a la taille d'une boite à chaussure bourrée de composants électroniques de pointe. L'équipement a embarqué dans une fusée Atlas V qui a décollé le 5 mai dernier depuis la base de Vandenberg, en Californie. Le sismomètre ultra précis SEIS doit nous en apprendre plus sur la structure interne de la planète Mars et nous faire comprendre pourquoi elle est devenue un désert glacé.

Maître d’œuvre du sismomètre, l’agence spatiale française a confié la fabrication du cœur du l’instrument à une PME: Sodern.

Une filiale d'ArianeGroup

Basée à Limeil-Brévannes dans le Val-de-Marne, cette PME - filiale d’ArianeGroup - est spécialisée dans l’optronique. Elle emploie 360 salariés pour un chiffre d’affaires de 75 millions d’euros. "Le cœur du sismomètre est une cathédrale de technologies, explique avec fierté Franck Poirier, le PDG de Sodern. Sa réalisation est le fruit de la combinaison de l’expertise de nos ingénieurs et de l’habilité d’opérateurs aux doigts de fée".

Les performances sont au rendez-vous. L’instrument détecte des déplacements de l'ordre du diamètre d’un atome d'hydrogène. Certaines pièces du sismomètre sont 1 000 fois petites que le diamètre d’un cheveu, et capables de résister aux fortes variations thermiques rencontrées sur Mars (de -105°C à +120°C) comme à des accélérations de l’ordre de 100 G. Les scientifiques de l’Institut de Physique du Globe de Paris qui exploiteront l’instrument sont ravis : les mesures seront 100 fois plus précises que celles des sismomètres précédemment envoyés sur Mars.

Des viseurs d'étoile

Nécessitant de pousser aux limites les technologies de conception, la réalisation du sismomètre s’est révélée plus complexe que prévu. Pour preuve, la détection en 2015 d’une micro-fuite dans la sphère de protection qui empêchait la réalisation d’un vide extrêmement poussé. De quoi contraindre la NASA à repousser de deux ans cette mission évaluée à un milliard de dollars. Malgré ce coup dur, l'agence américaine a renouvelé sa confiance en ses partenaires français.

Pour ce contrat, Sodern a mobilisé l’équivalent d’une vingtaine d’ingénieurs et techniciens ces cinq dernières années. La PME capitalisera sur cette expertise pour participer à de nouveaux projets dans le domaine de l’extraction minière d’astéroïdes, en collaborant avec des start-up. Elle s’est également illustrée en étant sélectionnée par OneWeb pour la fourniture en quantité industrielle des viseurs d’étoiles qui équiperont sa constellation de minisatellites. Pour faire face à sa croissance, la filiale d’ArianeGroup envisage de recruter environ 130 personnes durant les deux prochaines années.

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