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L'Usine Maroc

Le sidérurgiste marocain Maghreb Steel réclame de nouvelles mesures antidumping

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Publié le

Fadel Sekkat, président de l'aciériste marocain Maghreb Steel, interrogé par le site d'information Media 24, loin de se satisfaire des mesures anti-dumping le protégeant sur le marché marocain en réclame d'autres sur les tôles laminées à froid.

Le sidérurgiste marocain Maghreb Steel réclame de nouvelles mesures antidumping
Pour Fadel Sekkat, Président de Maghreb Steel,
© medias24.com

"Quand une industrie nationale se trouve en difficulté, il faut la soutenir, c’est une obligation", a déclaré Fadel Sekkat, PDG du groupe sidérurgiste Maghreb Steel au site d'information marocain Media 24 le 14 mai, faisant référence aux droits antidumping sur les importations de certains aciers plats instaurés l'an dernier par le gouvernement du royaume.

Satisfait des mesures prises par le Ministère délégué chargé du commerce extérieur (MDCCE) concernant les tôles d’acier laminé à chaud, Fadel Sekkat estime que "les tôles d’acier laminé à froid font également l’objet d’un dumping, selon nous, même si elles ne font pas encore l’objet d’une protection. Nous avons déposé une requête auprès du MDCCE dans ce sens, une enquête est en cours et nous attendons la décision du ministère."

"guéguerre entre industriels et importateurs"

Selon le patron de ce groupe basé près de Casablanca et qui connaît de graves difficultés financières, les protestations des utilisateurs marocains d'acier ou des sidérurgistes comme ArcelorMittal contre ces mesures qui ont bénéficié à Maghreb Steel et sont accusées de déséquilibrer le marché ne sont autre qu'une "guéguerre entre industriels et importateurs".

"Ce dont Maghreb Steel a besoin, c’est d’une mesure parapluie qui lui permette de patienter jusqu’à la fin de la crise et du dumping de ses concurrents", indique Fadel Sekkat au site Media 24.

Pour rappel, la première requête de Maghreb Steel date du 20 novembre 2012. Après avoir diligenté une enquête antidumping concernant les importations de tôles d’acier laminé à chaud originaire de l’Union européenne (UE) et de la Turquie, le gouvernement marocain a jugé la plainte recevable et a ensuite appliqué des droits antidumping.

ArcelorMittal, Tata Steel ou Evraz

Ainsi, on retrouve dans la liste des entreprises concernées, des européens comme ArcelorMittal, Tata Steel ou Evraz, les turques Erdemir et Colakoglu et des importateurs au Maroc comme Arcelor Serv, Comaprom ou Toufer.

Le rapport estimait que les marges de sous-cotation pour l'année 2012 s'élevait à 29,12% pour ArcelorMittal, 29,87% pour Steel Link, 24,82% pour Erdemir et 30,89% pour Colakoglu.

Ces marges selon le rapport "traduisent le fait que les prix de vente des tôles importées présentent en moyenne une différence importante comparativement aux prix de vente de Maghreb Steel."

Si la période couverte par l’enquête concernait 2012, celle prise en compte pour l’analyse du dommage subi s'étend de 2009 à 2012.

un sujet qui fait débat au Maroc

Droit antidumping provisoire retenus
ArcelorMittal Europe : 29,12% - Tata Steel Europe : 22,11% - Steel Link : 22,11% - Colakoglu (Turquie) : 0% - Erdemir (Turquie) : 0% - Autres exportateurs de l'Union européenne et de Turquie : 29,12%
Depuis, ce sujet fait débat au Maroc aussi bien au niveau de certains industriels qui craignent de payer leur acier trop cher que celui du gouvernement. Interrogé à ce sujet par L'Usine Nouvelle le 5 décembre 2013 à Paris, le ministre de l'industrie, Moulay Hafid Elalamy avait alors déclaré "s'il y a dumping, on arrêtera le dumping. Sinon nous n’interviendrons pas. Mais pour l’instant le dumping est constaté."

Concernant les accords de libre-échange qui lient son pays à l'Europe, Moulay Hafid Elalamy ajoutait alors "C'est un choix clair et le Maroc a pour habitude d'assumer ses choix. Et pour cet accord de libre-échange, on assumera les conséquences. Mais d’une manière générale, on ne peut conclure des accords de libre-échange qui cachent des armes sous le manteau, normes ou autres. Ce n'est pas sérieux." Le ministre estimant même que le Maroc prenait des "claques" en matière de commerce.

Depuis un rapport publié ce mois d'avril du Conseil économique et social marocain a dévoilé que le déficit commercial du royaume avec les pays avec lesquels le Maroc avait signé des accords de libre-échange (ALE) s'était fortement dégradé ces dernières années.

Outre l'acier plat, le Maroc a déjà instauré des droits anti-dumping à l'importation sur les ramettes de papier A4 ou encore les fils à béton et s'apprête à le faire sur l'insuline danoise.

Après les nouvelles demandes du patron de Maghreb Steel, la balle est donc dans le camp du gouvernement.

Nasser Djama
 

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