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L'Usine Matières premières

Le sidérurgiste Kobe Steel falsifiait ses produits depuis plus de 10 ans

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Publié le , mis à jour le 17/10/2017 À 11H29

Infos Reuters TOKYO (Reuters) - La falsification des produits chez Kobe Steel durait depuis plus de dix ans, apprend-on d'une source proche du dossier, une révélation qui enfonce encore un peu plus le sidérurgiste japonais dans un scandale qui lui a déjà coûté 180 milliards de yens (1,4 milliard d'euros) de capitalisation boursière.

La falsification des produits chez Kobe Steel durait depuis plus de dix ans,a appris Reuters d'une source proche du dossier.  Alors que le scandale a déja coûté 180 milliards de yens (1,4 milliard d'euros) de capitalisation boursière au sidérurgiste japonais, les pertes pourraient s'avérer beaucoup plus importantes, disent les juristes, compte tenu des quelque 500 entreprises lésees par la fourniture de métaux douteux, acier mais aussi aluminium et cuivre.

Le troisième sidérurgiste japonais cherche toujours à évaluer l'ampleur du scandale, poursuit-on de même source. Selon le quotidien financier Nikkei, la fraude dans la certification des produits au sein de l'entreprise a duré des décennies, en toute connaissance de cause de la part des responsables d'usines et de la qualité, bien au-delà des dix ans reconnus par la société la semaine dernière.

"Nous ne pouvons pas confirmer l'information du Nikkei car notre enquête est en cours", a dit un porte-parole de Kobe. Le scandale a pris une telle ampleur que plusieurs grands groupes internationaux, notamment de l'automobile et de l'aéronautique, ont cru bon de réagir, d'autant qu'une trentaine de clients étrangers dont Airbus, Boeing ou Daimler seraient affectés.

Le département américain de la Justice a demandé mardi des documents liés au scandale de falsification des données. La société toutefois a annoncé à des analystes et investisseurs lundi qu'elle avait 368 milliards de yens (2,79 milliards d'euros) de trésorerie, dépôts à court terme et crédits disponibles. Elle envisage également de dégager des liquidités en réduisant son fonds de roulement et en vendant des actifs.

"Ils ont (...) reçu de nombreux retours de leurs clients, tels que des producteurs de canettes ou des compagnies de chemin de fer, qui ne demandent aucun rappel immédiat ou disent que les produits ne créent pas de problème de sécurité", écrit Thanh Ha Pham, analyste chez Jefferies qui a assisté à la réunion.

"De toute évidence, Kobe ne peut pas ignorer le risque d'un futur impact mais jusqu'à présent il s'en sort," ajoute-t-il. L'action Kobe a fini en hausse de 3,14% à la Bourse de Tokyo mardi, poursuivant son rebond amorcé la veille (+2,7%) après un creux à 774 yens, son plus bas niveau depuis le 11 décembre 2012. Son cours de clôture de 853 yens mardi se compare à un niveau d'avant le scandale de 1.368 yens.

Pour Reuters, Yoshiyasu Shida et Yuka Obayashi, Juliette Rouillon pour le service français, édité par Véronique Tison

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1 commentaire

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17/10/2017 - 12h40 -

Le "zéro défaut" n'existe pas plus que le "risque zéro". Il y a fort a parier que la non conformité de produits bruts à des normes ne corresponde pas pour autant à des produits manufacturés impropres à leur fonction. Ceci dit, les vertus de "l'auto-contrôle", autrement dit un transfert des responsabilités vers le niveau le plus bas de l'appareil de production, restent à établir. Peut-on imaginer qu'une entreprise comme Airbus ne procède pas à un échantillonnage des matériaux utilisés pour contrôler ses fournisseurs ?
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27/10/2017 - 12h50 -

Il n'est pas question ici de "zéro défaut" mais de duperie et de tromperie apparemment consciente et récurrente. Je trouve cette information plus qu'alarmante. Vous avez raison concernant les " auto-contrôles" mais est ce le rôle du client de s'investir demain dans cette voie de manière systématique?! Un nouveau fournisseur sera suivi de manière plus pointue, les autres sont suivis selon un grand nombre de paramètres mais rarement sur la composition et chimique et mécanique de ses produits. Un certificat de conformité fait FOI, il est le seul garant d'un système de suivi qualité de la source à l'emploi du produit. Et oui la responsabilité est TOTALE vers le niveau le plus bas de la production. Sinon le certificat est un pur et dur faux et usage de faux. C'est un scandale de penser que des structures ou des avions ou voitures sortent des usines avec des pièces qui risquent à terme de ne pas répondre aux exigences mécaniques! C'est pire que le scandale Wolkswagen!
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