Le sidérurgiste français Ascometal placé en redressement judiciaire

Le sidérurgiste français Ascometal a été placé en redressement judiciaire mercredi 22 novembre par le tribunal de grande instance de Strasbourg(Bas-Rhin). L’espagnol Sidenor, le suisse Schmolz+Bickenbach et l’indo-britannique Liberty Steel seraient sur les rangs pour reprendre l’ex filiale d’Usinor basée Hagondange (Moselle).

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Le sidérurgiste français Ascometal placé en redressement judiciaire

Ascometal a désormais six mois devant lui pour trouver un repreneur crédible. La chambre commerciale du tribunal de grande instance de Strasbourg (Bas-Rhin) a prononcé mercredi 22 novembre le placement en redressement judiciaire du sidérurgiste français. La procédure assortie d’une période d’observation de six mois concerne la holding Ascometal SAS et son entité opérationnelle Asco Industries basée à Hagondange (Moselle). Plusieurs industriels ont d’ores et déjà fait part de leur intérêt pour le sidérurgiste français.
"Nous avons mandaté UBS dès le printemps 2017 pour rechercher un repreneur, en privilégiant une approche industrielle afin de valoriser au mieux les compétences du groupe", livre un porte-parole du sidérurgiste français. La piste d’un fonds d’investissement ne serait cependant pas complètement à exclure. Le spécialiste suisse des aciers spéciaux Schmolz+Bickenbach a annoncé lundi 20 novembre avoir fait une offre de reprise des actifs d’Ascometal. L'espagnol Sidenor, filiale jusqu'en 2016 du brésilien Gerdau dont l'offre avait été rejetée en 2014, aurait également témoigné de son intérêt ce mercredi. Enfin, l’indo-britannique Liberty Steel serait sur les rangs.

Demeure l’inconnue du périmètre de la reprise, partiel ou global. L’industriel compte trois sites principaux en France à Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône), Les Dunes (Nord) et Hagondange (Moselle), ainsi qu’une aciérie à Saint-Saulve (Nord) reprise fin 2016 par la société Ascoval détenue à 60 % par Ascometal et à 40 % par Vallourec.

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Le spécialise des aciers spéciaux et ses 1 413 salariés s’apprêtent à tourner la page du consortium d'investisseurs majoritairement français qui avait racheté le groupe en 2014 à la barre du tribunal. "Cette nouvelle procédure de redressement judiciaire est liée à une problématique de trésorerie, pas de carnets de commande. Depuis le début de l’année, nous avons passé des hausses de prix", précise Yann Amadoro, représentant CGT au conseil de surveillance du groupe.

Recherche d'un repreneur depuis le printemps

L’ancienne filiale d’Usinor passée entre les mains de l’italien Lucchini, puis du fonds Appolo, avait déjà été placée en redressement judiciaire en 2013. Ascometal avait finalement été reprise par Frank Supplisson, associé à des investisseurs français et européens. Le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg avait à l’époque pesé de tout son poids pour trouver une solution de reprise française. Mais le groupe, fournisseur d’industriels comme Renault, Bosch, Fiat, Toyota, BMW et la SNCF n’est pas parvenue à rebondir.
"Nous estimons que l’intérêt du groupe est d’intégrer un industriel déjà présent sur le marché", assure le représentant CGT. Pour le syndicaliste, l’enjeu est désormais que les offres soient déposées avant la fin de l’année pour être examinées dès la prochaine audience fixée au 10 janvier 2018.

Philippe Bohlinger

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