Le Siba réhabilite un collecteur des eaux usées en Gironde

Investissement

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Onze fuites en 2000, 23 en 2001, 65 en 2005 : bref, une montée en puissance qui ne peut plus durer. En clair, les joints d'étanchéité du collecteur des eaux usées, sur le bassin d'Arcachon, entre Facture (Gironde) et La Teste de Buch, sont « fichus ». Les joints d'étanchéité en caoutchouc naturel de ce collecteur construit en 1968, ont déjà fait l'objet de rustines. Ils ont été réparés avec de la corde plombée. Aujourd'hui, il y a urgence à réhabiliter l'équipement. De fait, ces canalisations en béton, longues de 14 km reçoivent les eaux usées du papetier Smurfit (29 000 m3/jour) implanté à Facture, mais aussi les effluents de tout le nord bassin (9 000 m3/jour).

Du coup, le Syndicat Intercommunal du Bassin d'Arcachon (SIBA) que préside Michel Sammarcelli, le maire de lège Cap-Ferret, a décidé d'investir dans la réhabilitation de l'ouvrage. Profitant d'un arrêt technique de Smurfit Kappa, il vient de lancer deux premiers chantiers. Chacun portant sur 300 mètres de longueur de canalisation. Un investissement en auto-financement de 1,17 million d'euros pour 600 mètres de canalisations, soit 4,2 % de la longueur de l'ouvrage.

Le coup d'envoi du chantier a été donné le 13 novembre à 4 heures du matin. La technique retenue est celle du chemisage. Le principe cosniste à plaquer sur la paroi intérieure de la canalisation en béton, un tube de 24 mm d'épaisseur dont le support est un feutre imbibé de résine. celle utilisée n'est pas une résine polyester, ou époxy, mais une nouvelle résine mise au point par la société Setpi, implantée sur le bassin d'Arcachon, à Gujan Mestras.

Après deux ans de recherche et développement et un investissement de 1 million d'euros, la PME a développé une résine uréthane, commercialisée sous la marque Strador 80. Avantages ? « Elle ne contient pas de styrène, contrairement aux résines polyester. Et sa vitesse de polymérisation très rapide permet de diminuer le temps de chauffage », explique Laurent Geulin, directeur de la R&D de la société. Seul inconvénient : son coût de production, trois fois plus élevé que celui des résines traditionnelles.

En 2007, le Siba va poursuivre le chantier de réhabilitation, en remontant vers la commune du Teich. Un travail de longue haleine. Et la nécessité d'aller à la pêche aux subventions.

De notre correspondante en Aquitaine, Colette Goinère

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