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L'Usine Santé

Le Shaker, le premier lab biotech mutualisé français ouvre à Evry

Coralie Lemke

Publié le

Pour accompagner des projets innovants en biotechnologies, le Genopole a inauguré son Shaker, un programme de soutien qui allie la recherche scientifique aux stratégies de business. 

Le Shaker, le premier lab biotech mutualisé français ouvre à Evry
Laëtitia Pronzola a développé des processus industriels pour sa ligne de cosmétiques.
© C. LEMKE

Il est ouvert à tous les porteurs d'un projet innovant en biotech. Le Génopole d’Evry a inauguré jeudi 18 janvier son Shaker, un incubateur destiné à accompagner de jeunes chercheurs. Basé au cœur du Généopole d'Evry, un technopole qui regroupe une quarantaine d’entreprises de biotechnologies, le Shaker s’adresse avant tout à des doctorants ou des post-doctorants pour les aider à passer d’une bonne idée au lancement d’une start-up. Premier lab biotech mutualisé de France, il a vu le jour grâce aux laboratoires Servier, Merck et le cabinet de conseil en propriété intellectuelle Pontet Allano.

Dans le laboratoire, flambant neuf, les premiers participants du programme déambulent en blouse blanche au milieu des éprouvettes. "Quand on n’est plus universitaire et pas encore salarié, on n’a pas accès aux paillasses. Et moi, seule dans ma cuisine, je n’ai aucune crédibilité. Ici, j’ai pu développer des processus industriels", explique Laëtitia Pronzola. Docteure en pharmacie, elle a créé Lotaëmi, sa marque de produits cosmétiques.

Développer la technologie mais aussi le business

"Le Shaker donne accès à ce laboratoire tout équipé mais aussi aux 19 plates-formes du Genopole avec des équipements encore plus pointus, appelés semi-lourds", explique Laurence Lacroix, chargée d’affaires de la structure. Le but : confirmer une preuve de concept à application industrielle. Au-delà du côté scientifique, l’accompagnement se fait aussi côté business, avec des chargés d’affaires.

Un soutien dont Zakia Belaid a, elle aussi, pu profiter. Elle a développé Theranovir, un projet de création de biotech dédiée au développement d’anticorps contre le cancer, l’obésité et le VIH. "Déjà, en travaillant dans le même espace, on se sent moins seule. Et on apprend aussi à protéger sa propriété intellectuelle et à monter un business plan." Si bien qu’elle a déjà déposé trois brevets et qu’elle bénéficie d’une première promesse d’exploitation.

Les premiers pas d’une start-up

Parmi les cinq premiers projets à avoir intégré le Shaker, deux ont créé leur entreprise, une autre création est en cours et deux attendent encore des résultats expérimentaux. En tout, les chercheurs peuvent y rester six mois, un an maximum, avant de laisser leur place aux suivants. "Pour être sélectionné dans notre programme, il faut certes avoir une bonne idée. Mais nous sommes aussi à la recherche de profils d’entrepreneurs qui sauront transformer leur idée en start-up", explique Alain Clergeot, directeur de Genopole Entreprises. Après le Shaker, les participants qui ont créé leur start-up peuvent essayer de rejoindre le Booster. Ce programme accueille des entreprises de biotech de moins de deux ans afin d’accélérer leur croissance et réussir leurs premières levées de fonds. De quoi faire rêver la prochaine promotion qui intègrera le Shaker. Les prochains candidats seront sélectionnés au printemps 2018. 

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