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L'Usine de l'Energie

Le schiste ne s'exporte pas

Ludovic Dupin , , , ,

Publié le , mis à jour le 29/10/2015 À 10H14

Les entreprises citées

Les gaz et pétrole de schiste n’ont pas encore quitté l’Amérique du Nord ! « Les États-Unis comptent 100 000 puits actifs, le Canada 20 000. Dans le reste du monde, il en existe entre 500 et 1 000 » précise Jean-Louis Schilansky, le président du centre hydrocarbures non conventionnels (CHNC) qui vient de présenter un panaroma de l’exploration et de l’exploitation. « La question est de savoir si ce phénomène restera purement nord-américain. Franchement, je ne le crois pas », affirme-t-il. Aujourd’hui, l’essentiel de la production mondiale d’hydrocarbures de schiste provient des États-Unis (4,2 millions de barils par jour et 350 Gm3 de gaz de schiste), du Canada (1 million de barils par jour et 30 Gm3 de gaz) et d’Argentine (50 000 barils par jour et 1,5 Gm3 de gaz).

Indépendance et décarbonisation

Toutefois, le CHNC dénombre dix autres pays qui ont engagé des recherches sur le sujet : Allemagne, Afrique du Sud, Algérie, Arabie saoudite, Australie, Chine, Danemark, Pologne, Royaume-Uni et Russie. Dans la majorité de ces pays, on retrouve des raisons communes à cet intérêt pour les hydrocarbures non conventionnels. D’une part, une volonté d’accroître leur indépendance énergétique. La Pologne veut s’affranchir de la Russie et le Royaume-Uni veut compenser la baisse de sa production d’hydrocarbures en mer du Nord. D’autre part, ils partagent un souci de décarbonisation de l’économie. L’Allemagne, la Chine et le Danemark remplacent des centrales au charbon par des centrales à gaz. Les recherches exploratoires sont plus ou moins couronnées de succès. Les études sur la Pologne annonçaient 4 000 Gm3 de gaz de schiste dans le sous-sol.

Après les premières prospections, ce potentiel a été réduit à 550 Gm3. De même, au Danemark, les recherches de Total n’ont pas produit les résultats escomptés. À l’inverse, au Royaume-Uni, les puits forés ont révélé un potentiel très important de 700 Gm3 de gaz de schiste, soit dix ans de consommation nationale. En Allemagne, les études évoquaient 500 Gm3 de réserves. Elles ont finalement été réévaluées à près de 1 300 Gm3 par l’Institut fédéral allemand des géosciences. La révolution des schistes peine à se mondialiser.

Ludovic Dupin

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