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Le salaire à la SNCF de Florence Parly, ministre des Armées, était-il hors la loi ?

Christophe Bys ,

Publié le

Selon des fuites dans Marianne, Florence Parly aurait touché en six mois plus de 300 000 euros pour son poste de dirigeante à la SNCF. L'entourage de la ministre conteste que, ce faisant, la Loi sur la rémunération des dirigeants d'entreprises publiques aurait été enfreint. Explications. 

Le salaire à la SNCF de Florence Parly, ministre des Armées, était-il hors la loi ? © DR.

En percevant un salaire supérieur à la barre des 450 000 euros, la ministre des Armées Florence Parly n'a pas enfreint la loi, explique-ton dans son entourage. 

Quand Hollande n'aimait pas les riches

L'hebdomadaire Marianne s'appuyant sur les déclarations de la ministre à la haute autorité pour la transparence de la vie publique a révélé dans son édition de samedi dernier, que cette dernière, au titre de ses fonctions au sein de la SNCF, a perçu un salaire de 52 569 euros par mois pour les six premiers mois de 2017, soit avant son entrée au gouvernement. Résultat : la ministre aurait perçu 315 418 euros pour les six premiers mois de 2017. 

Florence Parly a rejoint la SNCF fin 2014, d'abord comme directrice générale déléguée, avant de devenir courant 2016 directrice de la branche Grands Voyageurs. 

Là où le bât blesse pour les meilleurs en calcul mental , c'est qu'un salaire mensuel de 52 milles euros et quelques cela fait un salaire de plus de six cent mille euros par an. 

Une prime de résultats 

Petit retour en arrière : en 2012, François Hollande, tout juste élu, président de la République, voulait encadrer les salaires des dirigeants de grandes entreprises. Constatant l'imbroglio juridique d'un encadrement dans le privé, le gouvernment s'était rabattu sur une tranche  à 75 % pour l'impôt sur le revenu et avait limité la rémunération des dirigeants d'entreprises publiques à 450 000 euros bruts. La SNCF faisait partie des entreprises concernées.

Celle qui n'était pas encore ministre a-t-elle enfreint la Loi ? Non, explique son entourage et ce pour deux raisons. Les proches de la ministre des Armées rappellent que la mesure concernait les dirigeants ayant un mandat social, alors qu'elle était titulaire d'un contrat de droit privé et donc, par conséquent, non soumis à la règle des 450 000 euros.  

En outre, le cabinet de la ministre indique que les sommes perçues pour les six premiers mois de 2017 comprennnent une prime d'objectifs, alors que sa rémunération "normale" ne dépassait pas le plafond (qui ne s'applique pas à elle) : une rémunération brute de 300 000 euros auxquels s'ajoutait une part variable pouvant être égale au mieux à la moitié du salaire fixe, soit 450 000 euros tout ronds. 

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