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Le sable de Lafarge à Paris Plages, c'est fini

Franck Stassi , ,

Publié le

Suite aux différentes polémiques liées à Lafarge – la dernière en date concernant un éventuel intérêt du groupe pour le chantier du mur à la frontière américano-mexicaine – le Conseil de Paris a interrompu la participation du groupe à l’opération Paris Plages.

Le sable de Lafarge à Paris Plages, c'est fini © Mairie de Paris

LafargeHolcim et le "mur de Trump", suite. Mardi 28 mars, le Conseil de Paris a décidé de se "passer" des services du fabricant de matériaux dans le cadre de la prochaine édition de Paris Plages, qui se tiendra à l’été dans la capitale. L’assemblée chargée des affaires de la commune et du département de Paris souhaite ainsi réagir aux déclarations formulées au début du mois par le PDG de LafargeHolcim, Eric Olsen, qui s’était dit prêt à vendre son ciment dans le cadre de la construction du mur annoncé par le président des Etats-Unis Donald Trump à la frontière mexicaine.

En septembre dernier, le Conseil de Paris avait déjà été interrogé sur la question des liens avec Lafarge suite à la publication d’informations relatives au financement de membres de l’Etat islamique afin de poursuivre l’exploitation d’une cimenterie en Syrie en 2013 et en 2014.

Plus de sable à Paris plages

LafargeHolcim tient pour sa part à rappeler que sa contribution à Paris plages l’était sous forme de mécénat, depuis 2002, date du lancement de l’opération. La marie de Paris ne cherchera pas pour autant un nouveau fournisseur : d’après un de ses membres, contacté par 20 Minutes, le sable disparaîtra des voies afin de promouvoir les nouveaux aménagements du parc des Rives de Seine, le nom donné aux espaces désormais piétonnisés et qui seront inaugurés le 2 avril. L’entreprise franco-suisse indique par ailleurs qu’elle n’a établi "aucun contact" dans le cadre de la construction du mur à la frontière américano-mexicaine afin de fournir des matériaux.

Face à la polémique déclenchée par les propos d’Eric Olsen et au caractère sensible du dossier, plusieurs entreprises ont préféré jouer la carte de la prudence : le groupe français Vinci et le cimentier mexicain Cemex ont annoncé qu’ils ne participeraient pas au projet de mur, dont les appels d’offres ont été lancés. Les entreprises qui y répondront devront être capables d’ériger une installation haute de 9 mètres de haut et profonde de 2 mètres. Une structure d’une longueur de 1 100 kilomètres existe déjà le long de la frontière, longue de 3 200 km.

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