Le rythme de la hausse des défaillances d'enteprises a ralenti au 3ème trimestre (Altarès)

Selon le cabinet Altarès, les défaillances ont progressé de 12% environ entre juillet et septembre, soit un rythme plus contenu qu'aux trimestres précédents. Le secteur de l'industrie profite de cette tendance.

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Le rythme de la hausse des défaillances d'enteprises a ralenti au 3ème trimestre (Altarès)

12 508 redressements ou liquidations judiciaires et 320 procédures de sauvegarde ont été prononcés par les tribunaux entre juillet et septembre, selon le cabinet Altarès. Une hausse de 11,9% par rapport à la même période en 2008. « Cependant, elle est deux fois inférieure à celle constatée au plus fort de la crise », précise le cabinet Altarès. L’écart est manifeste déjà avec les données du deuxième trimestre, au cours duquel 13 908 procédures de redressement ou liquidation avaient été ouvertes. Sur les neuf premiers mois de l’année, les défaillances d’entreprises ont bondi de 18% par rapport à la même période un an plus tôt. 45 136 entreprises ont fait l’objet d’une ouverture de redressement ou liquidation judiciaire et 1 013 d’une procédure de sauvegarde.

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65% pour les entreprises de 50 à 99 salariés

Dans le détail, au troisième trimestre, ce sont toujours les entreprises de plus de dix salariés qui connaissent le plus de défaillances (+ 26%, soit 1 013 entreprises). Et les cas de défaillances progressent même de 65% pour les entreprises de 50 à 99 salariés. A l’inverse, les PME de 0 à 2 salariés voient leur nombre de défaillances stagner.

Principal impact de cette progression des défaillances : le poids sur les emplois. « Au cours du trimestre, l’ensemble des entreprises défaillantes employait 47 600 salariés, soit 21% de plus qu’un an plus tôt », explique Altarès.

Amélioration dans l’industrie

Les secteurs les plus affectés sont le commerce de gros (+24%) et l’information et communication (20%). Dans l’industrie hors agroalimentaire, le bond est plus contenu (+17%), tranchant avec la tendance des mois précédents, où ce secteur arrivait en tête des défaillances. La construction poursuit son redressement dans le bâtiment (+ 14 %) comme dans l’immobilier (+ 10 %).

D’un point de vue géographique, les régions Ile de France et PACA sont plus touchées que les mois précédents (+15% chacune). Bien loin de la faible hausse des départements de l’Auvergne, Bourgogne et du Limousin (+5%) ou du recul des défaillances en Franche-Comté et en Haute-Normandie.

Retards de paiement

En cause ? Les retards de paiement des entreprises. « Une défaillance sur quatre est due à des retards de paiement », commente Thierry Million, responsable des analyses Altarès. 85% des sociétés défaillantes entre juillet et septembre payaient leurs fournisseurs avec un retard, dont un quart avec plus de 30 jours de retard. « Or à partir de 30 jours de retard de paiement, la probabilité de défaillance de l’entreprise est multipliée par six », précise Altarès.

Entre aussi dans la justification de l’augmentation continue des défaillances, la fragilité financière des entreprises. « La moitié des sociétés défaillantes ce trimestre ne parvenait pas à dégager des bénéfices depuis au moins un exercice », précise Thierry Million.

Point positif : les PME obtiennent majoritairement du tribunal l’ouverture d’une procédure de redressement judiciaire et dans la moitié des cas la poursuite de l’activité avec période d’observation. Ainsi, les TPE défaillantes connaissent à 69% des liquidations judicaires directes, pour les PME ce taux s'élève à 43%, la moitié des dossiers pouvant poursuivre l'activité.


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