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L'Usine Aéro

La Grande-Bretagne développe un système de navigation concurrent de Galileo

Nicolas Robertson , , , ,

Publié le

Vidéo Theresa May aurait lancé la mise au point d’un système britannique de navigation par satellite, dévoile The Telegraph. L’initiative est liée aux menaces de l’Union européenne d’éjecter la Grande-Bretagne du projet Galileo. Le ministre britannique des Finances aurait approuvé une enveloppe de 100 millions de livres sterling pour le projet.

La Grande-Bretagne développe un système de navigation concurrent de Galileo
Photo de lancement d'un satellite de la constellation Galileo, le projet de système de navigation européen.
© ESA

Et si les Britanniques avaient un plan B dans l’imbroglio autour du projet de système de navigation par satellite européen Galileo ? C’est en tout cas ce qu'affirme le quotidien anglais The Telegraph. La Première ministre Teresa May aurait ordonné aux fonctionnaires, dimanche 26 août, de commencer à travailler sur un système britannique de navigation par satellite similaire à Galileo. Une première enveloppe de 100 millions de livres sterling (110,4 millions d'euros) aurait été approuvée par Philip Hammond, son ministre des Finances, afin de réaliser les plans.

Dans la perspective du Brexit, qui s'annonce de plus en plus compliqué pour le Royaume-Uni, l’Union européenne menace de bloquer ce dernier du projet Galileo. Ce serait un coup dur pour la Grande-Bretagne qui a contribué massivement au projet : à hauteur de 1,14 milliard d’euros. Son gouvernement avait même menacé en mai dernier de récupérer cette somme.

Galileo est le rival européen du GPS mis au point et contrôlé par les Etats-Unis. Lancé en 2003, le projet européen doit aboutir à l’horizon 2020. Le dernier lancement de quatre satellites, qui doivent former un réseau complexe dans l’espace, date du 25 juillet dernier.

La mission est réalisée par la Commission européenne avec l’Agence spatiale européenne (ESA) et le GSA (European global navigation satellite systems agency). Le système de navigation est pour le moment opérationnel auprès de 400 millions d’utilisateurs depuis 2016.

Un espoir subsiste pour le Royaume-Uni

Le gouvernement britannique devrait annoncer des contrats pour l’alternative britannique à Galileo dans les prochains jours, selon The Telegraph. Son agence spatiale estime que cette alternative serait beaucoup moins chère que le coût de 10 milliards d’euros du projet européen, la plupart des travaux ayant déjà été réalisés en Grande-Bretagne.

Le projet des Britanniques n’est pourtant pas totalement acté. Certaines voix officielles veulent encore croire à la réintégration du pays au projet malgré un manque d’optimisme évident. C’est par exemple le cas de Graham Turnock, directeur général de l’Agence spatiale britannique, qui a déclaré au Telegraph "Nous aimerions toujours un bon résultat sur Galileo, mais les signes, je le crains, ne sont pas très positifs compte tenu de la position adoptée jusqu'à présent par la Commission". Une source de Westminster aurait également déclaré au quotidien : "Nous voulons toujours faire partie du projet Galileo, mais nous devons nous préparer à toutes les éventualités".

L’Union européenne, pour justifier sa position, affirme que la présence de la Grande-Bretagne dans le projet Galileo après le Brexit menacerait la sécurité de l’Union. En ce sens, la Commission européenne a commencé à empêcher l’industrie spatiale britannique de fabriquer les éléments liés à la sécurité du programme.

L'inquiétude s'étend aux autres projets européens 

L’inquiétude des Britanniques concerne aussi les autres projets satellitaires européens. D’abord le système Copernicus, dont le lancement s’étendra jusqu’en 2021, et qui aura comme vocation de surveiller l’environnement, le climat et de faciliter les interventions en cas de catastrophe naturelle ou crise humanitaire.

Mais également le système Egnos qui offre, comme Galileo, à tous les utilisateurs de navigation par satellite en Europe, un service de navigation et de positionnement à hautes performances.


 

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2 commentaires

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31/08/2018 - 12h34 -

Les Anglais sont toujours, en marge, de tout ce que fait l'Europe; finalement le brexit est un bien pour les Européens...
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Nom profil

30/08/2018 - 16h02 -

LOL: 100 Million, même de £, par rapport aux 13 milliards € du développement de Galileo? Qu'ils se fassent une place sur le GPS, sûr que Trump va les accueillir.
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