L'Usine Energie

Le Royaume-Uni apporte une garantie financière aux EPR d'EDF

Ludovic Dupin , , ,

Publié le

Afin d'accélérer la décision finale d'investissement d'EDF, Londres vient d'apporter une garantie financière pour la construction de deux réacteurs nucléaires EPR à Hinkley Point.

Le site de Hinkley Point 

Il y a longtemps que le réacteur nucléaire français de troisième génération, l'EPR, n'avait pas reçu de bonnes nouvelles. Elles sont venues de la bouche Georges Osborne, ministre britannique des Finances, en voyage en Chine. Deux ans après qu'EDF ait annoncé un accord pour la construction de deux réacteurs à Hinkley Point, le gouvernement britannique vient d’accorder une première garantie de 2 milliards de livres (2,75 milliards d’euros) pour ce chantier. Cette annonce a été faite depuis la Chine car les deux électriciens chinois CNNC et CGN prendront environ 20 à 30 % du projet, EDF étant l'actionnaire majoritaire à 50 %.

Le ministre assure que ce n'est qu'une première garantie censée accélérer la prise de décision finale d'investissement d'EDF pour lancer le projet, estimé à 16 milliards de livres (22 milliards d’euros). Lors d'une récente conférence de presse, le PDG D'EDF Jean-Bernard Lévy avait assuré que ce processus avançait mais n'avait pas donné de date précise. Cela pourrait intervenir mi-octobre lors de la première visite d’État du président chinois Xi Jinping au Royaume-Uni. Nous devrions également apprendre à cette occasion le nom des derniers investisseurs dans le projet.

Une nécessité pour le Royaume-Uni

Pour le Royaume-Uni, les deux réacteurs EPR sont essentiels. Alors que les plus anciennes centrales du pays vont fermer, le pays a choisi de renouveler son parc. Les deux réacteurs tricolores fourniront une puissance de 3 300 MW, soit près de 7 % des besoins du pays. C'est pourquoi le pays a assuré à EDF un tarif de 92,50 livres par mégawatheure sur 35 ans. Cet accord a été contesté par des pays européens, comme l'Autriche, mais a reçu l'aval des autorités de Bruxelles.

La mise en service des deux réacteurs en 2023, comme imaginée à l'origine, n'est plus possible. D'ici la fin de l'année, le calendrier sera précisé. Bien qu'EDF prépare un "EPR Nouveau Modèle", les deux réacteurs britanniques seront identiques aux modèles en construction à Flamanville en France, à Taishan en Chine et à Olkiluoto en Finlande. Les exemplaires européens connaissent d'importants retards mais Jean-Bernard Lévy assure que le chantier anglais bénéficiera du retour d'expérience des constructions précédentes.

Ludovic Dupin 

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2 commentaires

Nom profil

28/09/2015 - 10h28 -

bien vu gofast mais avec ces gens là il faut être prudent. Il y a forcement de gros intérêts (privés)pour certains. Les coûts futurs c'est pas leur problème, c'est les contribuables GB qui règleront la note, comme nous pour Flamanville!
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Nom profil

22/09/2015 - 17h36 -

bonjour
on en reparle dans 5 ans ! quelle farce ! d'ici là les enr seront à 60 euros le mw ! et leur centre de stockage aura merdé pire qu'en russie !
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