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Le robot compagnon jouera les aides-ménagères

Publié le

Les technologies mécaniques sont prêtes. Les interfaces homme-robot mobilisent les efforts.

Demain des robots humanoïdes qui réaliseront nos tâches ménagères, serviront-ils le repas et débarrasseront-ils la table ? « Les technologies mécaniques nécessaires sont pratiquement réunies », affirme Philippe Coiffet, directeur de recherche au Laboratoire de robotique de Versailles.

Pour preuve, la sortie, en 2003, du Wakamaru de Mitsubishi. Ce petit robot sur roulettes comprend 10 000 mots, reconnaît son interlocuteur, lui parle et peut détecter son absence de réaction. Toujours au Japon, Honda, avec Asimo, et Kawada Industry avec le HRP-2, ont largement démontré que le robot humanoïde est désormais une réalité. Enfin, les robots aspirateurs très en vogue aux Etats-Unis, le petit chien Aibo de Sony ou encore le Pekee du français WanyRobotics préfigurent nos futurs compagnons à roulettes ou à pattes.

Premiers intéressés : le médical et les personnes âgées

L'interface homme-robot mobilise aujourd'hui tous les efforts des chercheurs. En particulier, ils essaient de doter les machines de facultés équivalentes à celles des humains. A Compiègne (Oise), le laboratoire Heudiasyc travaille ainsi sur l'analyse du regard et la reconnaissance des expressions sur les visages. Conjoin-tement, d'autres travaux visent à doter les robots de mimiques expressives, dans le but de créer une attention mutuelle.

Les premiers développements qui s'imposeront seront des dispositifs d'aides aux personnes âgées. Des capteurs (de température, de tension, du rythme cardiaque, etc.) et des outils intégrés à l'habitat et aux fauteuils roulants, notamment. Déjà, le Monimad, un déambulateur intelligent, accompagne son utilisateur dans ses mouvements et l'empêche de tomber. Ensuite, pour les personnes nécessitant un suivi constant, de petits assistants (voire une communauté de robots coopératifs connectés à un réseau sans fil) plus dédiés à la surveillance suivront les personnes sans les déranger.

La limite du prix

Le frein à l'émergence de ces dispositifs plus actifs qu'intelligents ? Leur coût, principalement, et la psychologie de l'utilisateur : « Il faut que les gens accep-tent de se faire aider par une machine », explique François Pierrot, directeur de recherche au Laboratoire de robotique de Montpellier (LIRMM). Au Japon, le pas est franchi. Déjà des infirmières japonaises sont secondées par des robots humanoïdes pour soigner leurs patients.

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