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Le risque de délocalisation divise les territoires

Arnaud Dumas ,

Publié le

L’Insee publie une étude sur les territoires les plus sensibles au risque de délocalisation. Le Nord est plus sensible que le Sud, et les agglomérations sont mieux protégées… La cartographie de la vulnérabilité montre une forte disparité entre les zones d’emplois.

Le risque de délocalisation divise les territoires
Les bassins d’emplois les plus protégés sont souvent situés dans des zones rurales et agricoles, selon une étude de l'Insee.
© Insee

Mieux anticiper les délocalisations. C’est l’objectif de l’étude de trois chercheurs, Hugues Jennequin, Luis Miotti et El Mouhoub Mouhoud, publiée par l’Insee. Les trois auteurs ont déterminé les zones d’emploi les plus sensibles aux délocalisations en établissant un indicateur de vulnérabilité de ces territoires.

Cet indice croise le risque de délocalisation en fonction des secteurs d’activité du territoire, avec la proportion de salariés dans ces secteurs. En clair, plus il y a de salariés dans des activités délocalisables, plus l’indice de vulnérabilité sera élevé.

Le Nord et l’Est, plus vulnérables

La partie Nord de la France apparaît particulièrement fragile. Une partie Est, déjà fortement impactée par les délocalisations, se démarque. Avec des paradoxes dans certains cas. Selon l’étude, la vallée de l’Arve, connue pour ses spécialistes du décolletage, est la zone d’emploi la plus vulnérable de France. C’est aussi un secteur où l’emploi industriel est particulièrement dynamique…

L’étude montre que les bassins d’emplois les plus protégés sont souvent situés dans des zones rurales et agricoles, avec des activités liées aux industries agroalimentaires, comme la Bretagne. Si elles risquent moins la délocalisation, les auteurs soulignent néanmoins la fragilité structurelle de ces activités, à faible valeur ajoutée, sensibles aux évolutions des cours mondiaux des matières premières notamment.

Des activités plus protégées

Les zones à fort risques de délocalisation se démarquent par leur forte spécialisation dans un type d’industrie. Comme la vallée de l’Arve pour le décolletage. Le Sud de la France, selon l’étude, est à l'inverse moins spécialisé. Donc moins vulnérable.

Les activités les plus protégées sont en général plutôt situées à proximité des grandes agglomérations. Elles requièrent en général beaucoup de capitaux, des salariés qualifiés et le taux de productivité y est plus élevé. Il s’agit d’industries comme l’aéronautique, l’électronique, le luxe ou encore la pharmacie, l’automobile.

Les auteurs pointent la faible mobilité du travail, qui amplifie le choc des délocalisations dans l’opinion. Les industries qui cherchent à recruter ne sont pas toujours situées dans les bassins sinistrés.

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