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L'Usine de l'Energie

Le retrait de Total des JO 2024, "pas une bonne idée" selon Emmanuel Macron

Nathan Mann ,

Publié le , mis à jour le 08/07/2019 À 10H38

Vu sur le web [ACTUALISÉ] Face aux réticences de la maire de Paris qui souhaite organiser une compétition “neutre en carbone“, le groupe pétrolier Total a décidé de ne pas être partenaire des jeux Olympiques de 2024. Une décision que regrette le président français Emmanuel Macron.

Le retrait de Total des JO 2024, pas une bonne idée selon Macron
Une station-service de la firme Total.

Actualisation du lundi 8 juillet : Emmanuel Macron a réagi au retrait de Total comme sponsor des jeux Olympiques de 2024 à Paris. "Ce n'est pas une bonne idée", a commenté le président français au micro de franceinfo. "C'est plus facile d'écarter de l'argent privé en donnant des leçons de morale que d'en trouver, donc maintenant on doit mobiliser collectivement tous les financeurs français", a regretté le chef d’État en référence aux pressions de la mairie de Paris pour écarter le groupe pétrolier.

“Si Total peut mettre de l'argent pour aider à financer des Jeux verts et peut mettre de l'argent pour aider à financer la transition, c'est une bonne chose, a argumenté Emmnuel Macron. Qu'il y ait des entreprises qui polluent, c'est le cas, mais je vais pas expliquer à tous les salariés de Total en France qu'ils ont un travail qui n'est pas digne."

Lundi 8 juillet, la Ville de Paris a répondu au président français, toujours sur le plateau de franceinfo. "Vous dites que vous voulez faire des JO verts et en même temps, vous faites de l'un des plus gros pollueurs de la planète votre partenaire principal. Il faut un minimum de cohérence", a estimé Emmanuel Grégoire, premier adjoint de la maire de Paris Anne Hidalgo.

Des Jeux Olympiques "neutres en carbone"

Après BPCE, le groupe Total aurait pu être le second “partenaire premium“ de l’édition 2024 des jeux Olympiques (JO), qui se tiendra à Paris. Mais d’après les informations du journal Le Monde, cela ne sera pas le cas. Face aux ambitions de la maire de Paris Anne Hidalgo de réaliser des JO “neutres en carbone“, et suite à une réunion infructueuse entre cette dernière et le PDG de Total, Patrick Pouyanné, mercredi 29 mai, le président de la firme pétrolière française aurait abandonné son souhait d'être partenaire de l’événement.

Pourtant, c'est le Comité d’organisation des jeux olympiques (Cojo) qui avait pris contact avec le groupe pétrolier pour faire de lui un partenaire et l'aider à boucler son budget, estimé à 3,8 milliards d'euros. Et, toujours selon Le Monde, le président de Total avait indiqué le 29 mai devant ses actionnaires que des “échanges très constructifs“ étaient menés avec le Cojo, tout en mentionnant les “doutes“ de la maire de Paris.

Controverse sur la question des sponsors

Dans un courrier envoyé fin mars ayant fuité dans le Parisien, Anne Hidalgo avait demandé à Tony Estanguet, le président du Cojo, de rechercher des sponsors privés dont l'action soit en cohérence avec l’ambition de faire de l’événement sportif une compétition neutre en carbone. Une missive qui visait déjà implicitement Total, alors qu'en raison d'activités principalement pétrolières et d'une remise en question lente, la firme reste inaudible lorsqu'elle parle de climat.

Cette question des sponsors avait été à l’origine d’une petite controverse entre la maire de Paris et le sportif émérite puisque dans sa réponse, le triple champion olympique de canoë avait soutenu au contraire que l’implication des grandes entreprises françaises était nécessaire à la réussite du projet, et non contradictoire avec la réalisation concrète de JO neutres en carbone. Il semblerait finalement que ce soit Total qui ait tranché.

Jeudi 6 juin, le PDG de Veolia Antoine Frérot a regretté sur RTL que le groupe pétrolier ait été contraint de jeter l'éponge. "Total c'est une grande entreprise française qui a elle aussi commencé sa transition écologique", a-t-il commenté. "Donc on devrait être fiers d'avoir de grands champions dans les différents secteurs de l'économie, on devrait les soutenir et on devrait même lutter pour qu'on ne nous les prenne pas".

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