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Le retour à la croissance du PIB britannique se confirme

Publié le

par David Milliken et Fiona Shaikh

LONDRES (Reuters) - La récession britannique a été plus sévère que ce que l'on craignait et l'économie se serait contractée au premier trimestre 2010 si le gouvernement n'avait pas autant dépensé, montrent des statistiques officielles publiées lundi.

L'Office national des statistiques a maintenu son estimation de produit intérieur brut (PIB) à une hausse de 0,3% sur les trois premiers mois de l'année par rapport au quatrième trimestre 2009 et à une baisse de 0,2% sur un an, comme anticipé par les économistes du consensus Reuters.

Les perspectives pour le deuxième trimestre restent mitigées, d'autant que les chiffres de la production dans les services se sont contractés de 0,3% en avril, le repli le plus élevé depuis janvier.

Au premier trimestre, les dépenses publiques, qui n'avaient pas augmenté autant depuis le dernier trimestre 2008, ont contribué pour 0,4 point de pourcentage à la croissance du PIB. La contribution de la formation brute de capital fixe (investissements) a été de 0,9 point.

Cela a compensé l'effet négatif de 0,9 point venant des échanges commerciaux nets.

Ces chiffres suggèrent qu'il faudra une hausse considérable des exportations britanniques afin de maintenir la croissance au moment même alors que le gouvernement de David Cameron prévoit de réduire les dépenses publiques.

"La dépréciation de la livre sterling n'est pas parvenue à dynamiser l'activité économique britannique", a souligné James Knightley, économiste chez ING. "Avec la mise en œuvre de mesures d'austérité et le ralentissement de la croissance des dépenses de consommation, il y a de quoi nourrir des inquiétudes sur les perspectives de la croissance britannique."

La livre a accentué son recul contre l'euro et le dollar après la publication de la statistique tandis que les futures sur les gilts effaçaient leurs pertes, les investisseurs estimant que les chiffres du jour accréditent le maintien du loyer de l'argent à un niveau bas pour une période prolongée.

L'ONS a par ailleurs confirmé le rythme de croissance trimestrielle de 0,4% au quatrième trimestre 2009.

Il a en revanche révisé à 6,4% la contraction de l'économie britannique entre le deuxième trimestre 2008 et le troisième trimestre 2009, contre 6,2% précédemment annoncé, effaçant deux milliards de livres supplémentaires de l'économie britannique, soit un total de 22 milliards de livres.

L'ONS explique que la croissance au début 2008 a été plus faible qu'estimé, ce qui a accentué la baisse qui a suivi.

L'ONS a enfin livré ses estimations des comptes courants britanniques pour le premier trimestre, qui montrent que le déficit des échanges de la Grande-Bretagne avec le reste du monde s'est creusé à 9,628 milliards de livres au cours des trois derniers mois de 2009, plus du double de ce qui étaient attendu, contre un excédent de 521 millions de livres au cours des trois derniers mois de 2009.

Nicolas Delame et Alexandre Boksenbaum-Granier pour le service français, édité par Danielle Rouquié

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