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Le redressement du secteur aérien s'annonce encore plus lent que prévu

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Publié le , mis à jour le 29/07/2020 À 08H47

Le redressement du secteur du transport aérien sera encore plus lent que prévu et le trafic passagers ne retrouvera ses niveaux antérieurs à la crise du coronavirus qu'en 2024, soit un an plus tard que dans les précédentes prévisions, selon l'Association internationale du transport aérien (Iata).

Le redressement du secteur aérien s'annonce encore plus lent que prévu
Le redressement du secteur du transport aérien sera encore plus lent que prévu selon l'Association internationale du transport aérien (Iata).
© Fabrizio Bensch

Le fonds d'investissement public/privé doté de 630 millions d'euros, destiné à soutenir les sous-traitants français de la filière aéronautique, ne sera pas de trop. Car le redressement du secteur du transport aérien sera encore plus lent que prévu, selon l'Association internationale du transport aérien (Iata).

D'après ses calculs, le trafic passagers ne retrouvera ses niveaux antérieurs à la crise du coronavirus qu'en 2024, soit un an plus tard que dans les précédentes prévisions. Cette association, qui regroupe les grandes compagnies internationales, s'attend désormais à un plongeon de 55% du nombre de passagers transportés en 2020, contre une chute de 46% anticipée en avril.

Les difficultés des Etats-Unis et des pays en développement

Dans ses dernières estimations sur l'impact de la crise liée au coronavirus sur le secteur aérien, l'Iata insiste sur les difficultés des Etats-Unis et des pays en développement, qui représentent ensemble 40% du trafic mondial, à enrayer l'épidémie  et sur les sombres perspectives pour les voyages d'affaires. La fermeture persistante de certaines frontières et le rétablissement de restrictions de déplacement sur certains marchés pèsent aussi sur les perspectives à plus court terme, a dit l'Iata.

"La deuxième partie de cette année verra un redressement plus lent que nous ne l'espérions", a dit le chef économiste de l'Iata, Brian Pearce. Le trafic passagers s'est encore effondré de 86,5% sur un an en juin, après une contraction de 91% en mai.

Menace sur la rentabilité de certaines liaisons long-courrier

La décision inattendue de la Grande-Bretagne d'imposer une mise à l'isolement de deux semaines aux passagers en provenance d'Espagne a en outre généré beaucoup d'incertitudes, a dit Brian Pearce. "Ce sera clairement un problème pour la reprise", a-t-il déclaré.

La volonté des entreprises de maîtriser leurs coûts et l'essor des visioconférences, devenues la norme avec le confinement, pourraient menacer la rentabilité de certaines liaisons long-courrier, qui dépend souvent de cette clientèle d'affaires.

"Il va falloir observer si nous constatons un retour aux comportements d'avant la crise pour la clientèle d'affaires", a dit Brian Pearce. "Notre crainte, c'est que ce ne sera pas le cas."

 

avec Reuters (Laurence Frost et Tim Hepher; version française Bertrand Boucey)

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