Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

L'Usine Matières premières

Le recyclage retrouve la forme

Franck Stassi , , ,

Publié le

En 2017, les métaux non ferreux ont tiré l'industrie du recyclage. Les effectifs ont progressé de 6% dans la filière, bousculée par la fermeture des frontières chinoises à un panel de matières.

Le recyclage retrouve la forme © DR

Le rebond de la filière recyclage se confirme. "Après une année 2016 où les cours des matières premières ont stagné, voire baissé, 2017 a vu les volumes de ventes et, dans une moindre mesure, les prix repartir à la hausse", observe le président de la Fédération des entreprises du recyclage, Jean-Philippe Carpentier. Quelque 104,9 millions de tonnes (Mt) de déchets ont été collectées en 2017 en France, contre 102,5 Mt en 2016. C’est en valeur que le secteur a surtout progressé, avec un chiffre d’affaires en hausse de 5,7%, à 9,05 milliards d’euros.

Le segment des métaux non ferreux a été particulièrement dynamique en 2017, avec une hausse de 10,2% des tonnages collectés, à presque 2 Mt. La reprise des secteurs de l’automobile et de la construction et la hausse des cours des métaux ont favorisé la progression des ventes de la branche (+ 10%, à 3 milliards d’euros). En revanche, la forte hausse des tonnages de textiles collectés (+6,2%) s’est heurtée à une faible demande de produits de récupération.

Après les difficultés rencontrées ces dernières années et la complexification des métiers, le secteur se concentre, investit plus (521 millions d’euros) tout en progressant en termes d’emploi (+ 6%) avec 28 356 salariés. Les restrictions à l’import mises en place par la Chine ont obligé les industriels à trouver de nouveaux débouchés (Asie, Afrique du Nord, Europe centrale) et à renforcer leur politique de tri. Dans les prochains mois, les recycleurs surveilleront l’effet des taxes sur l’acier imposées par Donald Trump et celui de l’application de la feuille de route sur l’économie circulaire.


Jean-Philippe Carpentier, président de Federec : "la confiance est revenue"

Quels éléments vous ont marqué en 2017 ?
Le secteur a progressé. Le premier indicateur réside dans le nombre d’emplois, qui a progressé de 6%. Les entreprises ont confiance. Nous sommes revenus au niveau d’emploi qui préexistait avant 2014, année marquée par une division par deux du minerai de fer ainsi qu’une forte chute du cours du pétrole. Les cours du pétrole très bas en 2014-2015 nous ont pénalisé compte tenu de l’attractivité des matières primaires. Depuis 2016, la hausse des cours des matières premières nous aide. Les tonnages et le chiffre d’affaires ont progressé.

Quel regard portez-vous sur la crise liée à la fermeture des frontières chinoises aux matières dont la qualité était jugée insuffisante ?
La crise liée à cette décision est compliquée à court terme. A moyen et à long terme, il s’agit d’une formidable opportunité de développer une industrie du recyclage de qualité. Nos adhérents ont essayé de trouver des débouchés, transféré des tonnes de papier sépia de mauvaise qualité en valorisation énergétique, envoyé des tonnes en Inde… Cela ne compense toutefois pas les volumes qui partaient en Chine. Le vrai sursaut consiste en la reprise des investissements dans nos usines, afin de produire des matières de qualité.

Pourquoi les tonnages de métaux non ferreux ont-ils fortement progressé cette année ?
La production est repartie, et nous en sommes le reflet, étant en positionnement post-industriel. De meilleures marges nous ont permis d’améliorer nos investissements (521 millions d’euros investis dans la profession, pour 465 millions en 2016). Nous sommes une profession qui investit. Beaucoup d’entreprises familiales qui embauchent et qui investissent.

La situation est plus difficile pour les plastiques et pour les déchets du BTP...
Le recyclage des plastiques n’arrive plus à franchir un cap. La mise en place du décret 5 flux, début 2016, qui oblige  les industriels et les commerçants à trier, a été insuffisamment contrôlée Concernant les déchets du BTP, les acteurs se posent la question de savoir qui va payer. Les métaux non ferreux n’ont pas ce problème-là. L’enfouissement coûte beaucoup moins cher que le recyclage. Nous continuons plus que jamais à travailler sur ce dossier.

Réagir à cet article

Testez L'Usine Nouvelle en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

1000 INDICES DE REFERENCE

  • Vous avez besoin de mener une veille sur l'évolution des cours des matières, la conjoncture et les coûts des facteurs de production
  • Vous êtes acheteur ou vendeur de produits indexés sur les prix des matières premières
  • Vous êtes émetteur de déchets valorisables

Suivez en temps réel nos 1000 indices - coût des facteurs de production, prix des métaux, des plastiques, des matières recyclées... - et paramétrez vos alertes personnalisées sur Indices&Cotations.

 

LES DOSSIERS MATIERES

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte
Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle