Le recours au FMI pour la Grèce n'est pas humiliant, dit Barroso

PARIS (Reuters) - Le recours au Fonds monétaire international (FMI) pour aider la Grèce dans sa situation budgétaire difficile n'est pas une question de prestige, estime le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso.

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Après l'avoir initialement exclu, assurant qu'ils voulaient régler eux-mêmes le problème grec, les responsables de l'Union européenne écartent de moins en moins la piste d'une aide du FMI, qui a d'ailleurs fait des offres de service.

"Ce que je veux rappeler, c'est que la Grèce et tous les Etats membres de l'UE sont membres du FMI", a dit José Manuel Barroso dans une interview diffusée vendredi sur France 24.

"Donc ce n'est pas une question de prestige, c'est une question de voir quel est le meilleur moyen de répondre à la situation", a-t-il ajouté en précisant que l'UE travaillait avec le FMI "en très bons termes" et que lui-même n'avait jamais considéré qu'il serait humiliant d'y faire appel.

Le président de la Commission européenne a jugé "absurde" la possibilité d'exclure un Etat membre de la zone euro, comme l'a envisagé mardi la chancelière allemande Angela Merkel.

"Actuellement, ce n'est pas possible, c'est absurde", a-t-il dit en estimant que ce serait "même contre le traité".

Il a refusé de faire des commentaires sur les divergences entre la France et l'Allemagne sur l'aide à apporter à la Grèce.

"Je crois qu'on va trouver une solution. C'est normal qu'il y ait différentes positions au départ, nous sommes 27 Etats membres", a-t-il expliqué sur France 24.

"Mais je crois effectivement que maintenant nous devons remplir nos obligations, la Grèce est en train de faire un grand effort mais il faut aussi penser à la stabilité de la zone euro dans son ensemble", a-t-il poursuivi.

L'idée du fonds monétaire européen est selon lui "intéressante mais c'est une idée pour le moyen et long terme puisque probablement cela exigerait une révision des traités" qui prendrait plusieurs années.

"Donc, l'idée est intéressante mais je crois qu'on ne peut pas attendre le fonds monétaire européen pour avoir une réponse à la situation plus urgente que nous avons maintenant."

De même, le "gouvernement économique" de la zone euro prôné par Nicolas Sarkozy ne peut selon José Manuel Barroso aller au-delà de ce qui est actuellement possible.

"Nous n'aurons pas un gouvernement économique en Europe comme nous (en) avons dans un Etat membre parce que nous sommes 27 Etats, il y a des différentes situations et il y a différents niveaux de responsabilité", a-t-il conclu.

Yves Clarisse

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