Le reclassement interne ne séduit pas les salariés de Filtrauto

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Le reclassement interne ne séduit pas les salariés de Filtrauto

Social. La page est tournée pour les 62 salariés de la filiale du groupe italien Sogefi, spécialisée dans les filtres pour automobiles, à Louvigné-de-Bais (Ille-et-Vilaine).

Retardée de deux mois en raison du conflit qui opposait le personnel à la direction, la fermeture du site Filtrauto a toutefois pris effet le 31 décembre dernier.
Place désormais à la mise en œuvre des mesures d’accompagnement, telles qu’adoptées par 90 % des salariés lors d’un vote à bulletin secret. Un congé de reclassement de neuf mois maximum est prévu, congé durant lequel les salariés percevront 100 % de leur salaire les deux premiers mois, puis 65 % les mois restants.
« Les personnes qui trouvent un CDD de 6 mois ou un CDI continueront à toucher le solde du congé de reclassement », tient à préciser Myriam Jousselin, la déléguée CGT du site. Le budget total de formation alloué au personnel s’élève à 220 000 euros, une mesure complétée par une prime supra-légale de 8 000 euros par personne, en sus de l’indemnité conventionnelle de licenciement.
« Dès la présentation du plan social concernant la fermeture de son usine de Louvigné de Bais, Filtrauto a annoncé ses engagements pour créer des postes dans ses autres établissements français », indique la direction. Un dispositif auquel les salariés ne semblent pas vouloir se rallier : le directeur du site a retrouvé un poste au sein de Filtrauto à Argentan, explique la représentante du personnel, ajoutant qu'un seul employé a été transféré sur le site Filtrauto de Vire dans le Calvados.
Annoncée l’été dernier, la fermeture du site breton résulte d’une « dégradation structurelle », dans un contexte où « les ventes de la Division systèmes de filtration ont chuté de près de 30 % en Europe et son résultat opérationnel de 74 % », écrivait la direction dans un communiqué daté du 2 juillet.
Un constat qui s’est heurté à l’incompréhension du personnel, pour qui la fermeture d’une entreprise jugée « saine » se traduit par un « gâchis financier, industriel et humain ».

Marie Herbet

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