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Le rebond de la France passera par la demande extérieure, selon l’INSEE

Solène Davesne ,

Publié le

Selon l’Insee, la croissance française devrait rester quasi nulle jusqu’à l’été. À l’inverse, l’activité accélère en Allemagne ou aux Etats-Unis.

Le rebond de la France passera par la demande extérieure, selon l’INSEE © D. R.

Trimestres après trimestres, les prévisions des économistes de l’Insee ne varient guère. Depuis le deuxième trimestre 2011, l’économie française reste désespérément à l’arrêt. Après une croissance nulle en 2012, l’activité devrait stagner à nouveau au premier trimestre, avant de progresser de 0,1 % au deuxième trimestre. L’acquis de croissance pour 2013 ne devrait alors pas dépasser -0,1 % à fin juin.

À quand le redémarrage ? L’Insee préfère ne pas se prononcer. Mais rien ne devrait soutenir à court terme la demande intérieure. Les entreprises ne pourront pas compter sur la consommation des ménages, dont la croissance devrait être quasi nulle au premier semestre. Les mauvaises perspectives dans le secteur du bâtiment, où le nombre de mises en chantier a fortement reculé depuis mi-2012, contribuent aussi à tirer un peu plus vers le bas l’activité.

Quant à l’investissement des entreprises, il devrait continuer à reculer de 0,5 % au premier semestre en particulier dans les services. "Les taux d’utilisation de capacité restent à un niveau très bas et le premier déterminant de l’investissement reste l’activité à venir", estiment les économistes de l’Insee. Lancé en janvier, le crédit d’impôt compétitivité ne devrait pas avoir un impact significatif sur les décisions d’investissements en ce début d’année.  L’Insee estime qu’il pourrait entraîner 15 000 créations d’emplois sur le semestre, alors que l’institut de statistique table sur 75 000 nouvelles destructions de poste au cours des six premiers mois.

Eclaircie au niveau mondial début 2013

Le seul espoir de rebond passe par la demande adressée à la France. "La reprise viendra de l’extérieur", assure Cédric Audenis, le chef du département de la conjoncture. Dans l’industrie, le moral des industriels a commencé à se redresser depuis février, sous l’effet de l’amélioration des débouchés à l’étranger.

Car si la France est toujours à l’arrêt, "la conjoncture s’éclaircit au niveau mondial" début 2013 selon l’Insee.  Le climat des affaires s’est amélioré aux Etats-Unis et au Japon, où la croissance devrait être soutenue au premier trimestre avec un PIB en hausse de 0,6 %. En Europe, "une stabilisation est à l’œuvre même si on ne parle pas de retour à la croissance. L’activité devrait cesser de se contracter", estime Cédric Audenis.

L’Allemagne devrait en être la principale bénéficiaire, avec +0,4 % au premier trimestre grâce au redémarrage de l’investissement de ses entreprises mais aussi une consommation soutenue des ménages allemands, grâce aux hausses de salaires consentis par les employeurs. Grâce au rebond des importations allemandes et américaines, "les exportations françaises accéléreraient de 0,6 % puis 0,7 %  aux premiers trimestres".

Solène Davesne

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