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Le rapport Attali sur l'économie positive veut changer le statut de l'entreprise et du dirigeant

Elodie Vallerey

Publié le

Le 21 septembre, l'économiste Jacques Attali a présenté à François Hollande un rapport sur l’"économie positive". Quarante-cinq propositions pour une refonte du capitalisme, de la finance, mais aussi des fondements de l'entreprise.

Le rapport Attali sur l'économie positive veut changer le statut de l'entreprise et du dirigeant © DR

Sous la présidence Sarkozy, en 2008, l’économiste Jacques Attali avait déjà rendu son verdict (avec une pléiade d’experts pour l’épauler) sur les "freins à la croissance". Sollicité à nouveau par l’exécutif après l’élection de François Hollande en mai 2012, le directeur de PlaNet Finance a rendu, le 21 septembre, son rapport sur l’"économie positive".

Au-delà des principes de philosophie économique émanant des conclusions des débats entre les experts, universitaires et autres chefs d’entreprise réunis autour de Jacques Attali, on retrouve des propositions bien concrètes sur la notion d’entreprise.

Une entreprise qui concourt à l'intérêt général

"Repenser profondément les objectifs des entreprises", telle est la première proposition du rapport (qui en compte 45). "Les sociétés sont définies comme poursuivant des objectifs purement financiers (…) Parmi les objectifs de toute entreprise devraient figurer la création d’emplois durables, préservant le capital naturel, et, outre la valeur économique, la création de la valeur environnementale et sociale pour toutes les parties prenantes", assène le rapport.

Les experts proposent ainsi de modifier la définition-même dans le Code civil (article 1833, "toute société doit avoir un objet licite et être constituée dans l’intérêt commun des associés") : "toute société doit avoir un objet licite, être constituée et gérée dans l’intérêt pluriel des parties prenantes, et concourir à l’intérêt général, notamment économique, environnemental et social".

Un dirigeant d'entreprise avec des droits, des devoirs et des contre-pouvoirs

Les industriels co-signataires du rapport
Christine Albanel (directrice exécutive de France Télécom Orange), Antoine Bouvier (président exécutif de MBDA), Eric Brac de La Perrière (directeur général d'Eco-Emballages), Antoine Frérot (PDG de Veolia Environnement), Andrea Illy (PDG d'Illy), Clara Lejeune Gaymard (présidente de GE France), Maurice Lévy (président du directoire de Publicis), Claire Martin (directrice RSE chez Renault) etc...

A la tête de l’entreprise, le dirigeant est lui aussi pointé du doigt par le rapport Attali. La proposition n°2 préconise de "définir un statut du chef d’entreprise".

"Les entreprises se sont développées sans qu’ait jamais été formalisée une doctrine juridique au sein de laquelle un statut du chef d’entreprise aurait été défini avec une explicitation de ses droits, de ses devoirs et de ses nécessaires contre-pouvoirs", explique le texte.

Selon les experts, "la création d’un statut du dirigeant d’entreprise s’impose", par lequel il serait "habilité pour diriger l’entreprise et non un simple représentant mandaté". Et d’aller plus loin : "Un tel statut clarifierait le mode de rémunération du dirigeant en l’alignant sur des indicateurs émanant de toutes les parties prenantes, et non sur la seule satisfaction des actionnaires. Le dirigeant retrouverait ainsi son rôle de commandant de bord, tenu d’incarner l’intérêt général de l’entreprise".

Dans une autre proposition, le rapport préconise aussi une "refonte des normes comptables, afin d'y intégrer la dimension de long terme qui leur fait aujourd'hui défaut, ne permettant pas de valoriser les comportements positifs des entreprises".

Pour Une Economie Positive, rapport présidé par Jacques Attali by L'Usine Nouvelle

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1 commentaire

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27/09/2013 - 15h20 -

Encore une fois Monsieur Attali n’a rien compris.
L’économie positive, la vraie, celle conceptualisée par Maximilien Rouer, a une portée beaucoup plus profonde sur l’économie en règle générale et l’environnement en particulier.
Pour mémoire, l’économie positive c’est produire sans polluer, mais cela va plus loin, c’est produire en restaurant l’écologie. C’est une manière de continuer à produire sans détruire.
Les 45 mesures d’Attali ne se fondent pas sur le long terme. L’économie positive repense en profondeur le système actuel et propose des solutions tout à fait réalisables.
N’hésitez pas à lire « Réparer la planète » pour comprendre ce qu’est la vraie économie positive !
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