Le raffinage de Total, Poutine peut se passer des Mistral, la loi renseignement... la revue de presse de l'industrie

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A lire dans cette revue de presse du vendredi 17 avril : Les Echos reviennent sur les précisions de Total concernant la restructuration de son activité de raffinage en France ; Le Point rapporte les propos de Vladimir Poutine qui a indiqué que le contrat du Mistral avait été signé pour soutenir l'activité des chanties navals d'un pays partenaire et que l'armée russe peut s'en passer ; enfin retour sur la loi renseignement, d'après La Tribune, les hébergeurs français sont finalement sortis rassurés après le dépôt d'un amendement rétablissant "la chaîne de confiance".

Le raffinage de Total, Poutine peut se passer des Mistral, la loi renseignement... la revue de presse de l'industrie © Les Echos

Total restructure son raffinage en France

Total présentait hier ses mesures pour rétablir son activité de raffinage en France, toujours déficitaire. Le groupe a notamment décidé de transformer son unité de La Mède (Bouches-du-Rhône) en site de production de biocarburant et de moderniser son unité de Donges (Loire-Atlantique).

A la une des Echos ce matin, "Raffinage : Total va enfin sortir du rouge".  "Après ces opérations, tous les sites industriels du groupe en France seront redevenus rentables et assurés d'un avenir à moyen terme", indique le journal économique.

Si aucun licenciement n'est prévu, "les 430 salariés qui travaillent à La Mède vont aussi devoir s’adapter : la reconversion se traduira par 180 suppressions de postes", ajoutent Les Echos dans la version en ligne de son article.

 

 

Vladimir Poutine n'a pas besoin des Mistral français

Le président russe Vladimir Poutine est revenu sur l'affaire des navires de guerre Mistral, dont la vente a été suspendue par la France en raison de la crise ukrainienne.  "Le refus de livrer les navires conformément au contrat est un mauvais signe bien sûr, mais du point de vue du soutien de nos capacités de défense, je vais vous le dire franchement, c'est sans importance", a-t-il déclaré lors de sa séance annuelle de questions-réponses avec les Russes à la télévision, rapporte Le Point.

"À l'époque, nous avions conclu ce contrat avant tout pour soutenir nos partenaires et assurer une charge de travail pour leurs chantiers navals, mais nous prévoyions de les utiliser en Extrême-Orient, ce n'est pas critique", a-t-il ajouté. La vente à la Russie de deux Mistral, conclue en juin 2011 sous la présidence de Nicolas Sarkozy, avait été évaluée à environ 1,2 milliard d'euros.

 "Je pars du principe que les autorités françaises, les Français étant des gens corrects, nous rendront l'argent. Nous n'avons pas l'intention d'exiger des pénalités excessives, mais il faut que les pertes que nous avons subies soient remboursées", a poursuivi le président russe, pour qui cette décision  "remet en cause la fiabilité" des pays de l'Otan. 

Dans un entretien à la presse publié lundi, un responsable russe des importations militaires a estimé que la Russie et la France avaient encore deux mois pour trouver un compromis avant le lancement de procédures d'arbitrage.

Loi renseignement : les herbergeurs français rassurés... ou pas

La Tribune revient ce matin sur la loi renseignement. "Reçus par les ministres, les exploitants de centres de données sont rassurés par un amendement rétablissant 'la chaîne de confiance" avec leurs clients", explique le journal, ajoutant que "le principal hébergeur français, OVH, a dit ne plus envisager d’installer ses nouveaux centres hors de l’Hexagone".

La diffusion d'une lettre ouverte à l'attention de Manuel Valls aurait donc payé : "la menace de délocalisation a semble-t-il été efficace" estime La Tribune.

Après une série de tweets où le patron d'OVH souligne en effet les progrès permis par l'amendement déposé, Octave Klaba a tout de même indiqué en conclusion que la loi allait "avoir des impacts sur notre quotidien de manière très profonde" et qu'elle n'est donc "pas bonne".

 

 

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