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L'Usine Aéro

Le Rafale pourrait-il (finalement) être bientôt vendu en Belgique ?

Aurélie M'Bida , , , ,

Publié le

Dassault Aviation augmente la pression pour remporter le marché du remplacement des F-16 de l'armée belge. Le groupe français vient de signer de nouveaux accords de coopération avec des industriels belges, concrétisant la proposition de partenariat stratégique entre les deux pays.

Le Rafale pourrait-il (finalement) être bientôt vendu en Belgique ? © Pascal Guittet

Les manœuvres et autres négociations vont bon train pour faire du Rafale, l'élu de la Belgique dans le cadre de son projet de remplacement de ses avions de combat F-16. En parallèle des discussions entre gouvernements, Dassault Aviation vient d'avancer un atout majeur pour tenter de damer le pion à ses concurrents Lockheed Martin, avec le F-35, et Eurofighter, avec le Typhoon Eurofighter. Eric Trappier, le PDG de Dassault Aviation, a en effet signé mardi 13 février, pour le GIE Rafale International, 13 accords de coopération avec des industriels belges dans le cadre de la proposition de partenariat stratégique franco-belge relatif à l’aviation de combat.

Ces accords viennent s'ajouter à ceux déjà signés précédemment, portant à plus d’une trentaine le nombre de documents contractuels passés avec l’industrie belge. Ils couvrent des domaines très variés qui vont de la maintenance de l’avion de combat Rafale, à la formation des ingénieurs en aéronautique, en passant par la participation à des projets de Drone, l’automatisation des lignes de production, l’additive manufacturing, la maintenance prédictive, la simulation, la recherche dans les matériaux avancés et les projets de Smart City.

Retournement de situation

Au cours de la cérémonie de signature qui a réuni les dirigeants de plus d’une douzaine d’entreprises, dont Sabca, Safran Aero Booster, Thales Belgium, Asco, Esterline, Flying Group, DronePort, ie-net, JDC Innovation, AKKA Belgium, Amia Systems, Ilias et Alt-F1, précise un communique du fabricant d'aéronefs. Le PDG de Dassault Aviation a expliqué que ces accords seraient suivis de plusieurs dizaines d’autres accords similaires, de manière à atteindre les objectifs que les industriels de l’aéronautique français se sont fixés pour les retours industriels et sociétaux de l’offre faite à la Belgique dans le cadre du remplacement de ses avions de combat F-16.

Dassault Aviation semble opérer un revirement de situation alors que les chances de la France de remporter ce marché de quelque 3,6 milliards d'euros étaient initialement minces. Le ministre belge de la Défense, Steven Vandeput, ayant fait le constat au début du mois d'octobre dernier que la France n'avait pas répondu dans les règles à l'appel d'offres soumis. La France, par la voix de sa ministre des Armées, Florence Parly, a en effet préféré proposer directement un partenariat stratégique entre les deux pays sous la forme d'un accord intergouvernemental, en marge d'une procédure d'appel d'offres à laquelle ont répondu Lockheed Martin et Eurofighter. Ce mercredi 14 février, les candidats encore en lice sont invités à déposer leur meilleure offre auprès de l’ACCaP (Air Combat Capability Program), qui gère au sein du ministère de la Défense le processus de sélection. La France ne déposera a priori pas de dossier pour le Rafale.

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