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L'Usine Aéro

Le Rafale en mauvaise posture pour l'appel d'offres en Belgique

Hassan Meddah , ,

Publié le

La Belgique estime qu'elle n'a pas reçu une offre dans les règles de la part de la France pour l'appel d'offres visant à remplacer ses avions de combat. La ministre française des Armées avait préféré proposer directement un partenariat stratégique entre les deux pays sous la forme d'un accord intergouvernemental.

Le Rafale en mauvaise posture pour l'appel d'offres en Belgique
Le Rafale espère séduire l'armée de l'air belge malgré la concurrence du F35 américain de Lokcheed Martin.
© Pascal Rossignol

Les chances françaises de voir le Rafale équiper les forces aériennes belges viennent de prendre du plomb dans l'aile. Selon le quotidien belge Le Soir, le ministre belge de la défense, Steven Vandeput, a fait le constat ce mercredi 4 octobre que la France n'avait pas répondu dans les règles à l'appel d'offres soumis. "Aucune offre de prix et aucune réponse n'a été transmise par la France aux questions attendues dans le cadre de l'appel d'offres", a-t-il affirmé.

Le ministre a encore précisé que son analyse se fondait des avis juridiques interne et externe demandés par le gouvernement. Sa conclusion est donc claire: "Nous ne pouvons que constater que les Français ne souhaitent pas participer à la compétition telle que définie par la décision du Conseil des ministres du 17 mars (lançant l’appel d’offres)", a-t-il poursuivi.

Le coup de Force de Florence Parly

La réaction de la Belgique n'est qu'une demi-surprise. En septembre dernier, Florence Parly, ministre française des Armées, avait tenté un véritable coup de force pour faire une offre à la Belgique... en sautant la case appel d'offres. Celle-ci avait en effet préféré sortir du carcan de l'appel d'offres belge pour proposer directement un partenariat stratégique de pays à pays.

Ce partenariat, sous la forme d'un accord intergouvernemental, prévoyait outre la fourniture de l'avion de combat tricolore, une coopération opérationnelle et industrielle. Dassault Aviation avait appuyé cette proposition rappelant qu'il coopérait déjà avec un réseau de plus de 800 entreprises belges pour des commandes annuelles de 800 millions d'euros.

Un appel d'offres biaisé ?

Pourquoi une telle tentative? Pour bon nombre d'observateurs, la compétition était biaisée. Jusque dans les détails techniques, l'écriture de l'appel d'offres favoriserait grandement l'appareil F35 de l'américain Lockheed Martin. Ce qui avait amené d'ailleurs l'Américain Boeing et le Suédois SAAB à renoncer précipitamment à la compétition.

La Belgique avait lancé son appel d'offres en mars dernier en vue de remplacer sa flotte vieillissante de 34 avions de combats F16 pour un montant estimé à 3,6 milliards d'euros.

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2 commentaires

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05/10/2017 - 14h24 -

Voilà encore une preuve que l'Europe telle qu'on nous la présente n'existe pas ! Pourtant tout le monde peut comprendre que maintenir notre capacité de défense passe par la conception et la fabrication de notre armement, au moins dans la zone censée nous protéger ! Essayez donc d'aller vendre des avions de combat aux Etats Unis pour voir ? Mais le pire, c'est que si les belges étaient attaqués c'est sans doute aux Français qu'ils feraient appel en priorité !
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05/10/2017 - 09h39 -

Eh bien, il ne lui faudra pas très longtemps à Micron, pour comprendre que les "amis" américains de l'Europe et de la France, ne nous considèrent que comme des faire-valoir, que comme un "marché captif" et que tous les moyens leurs sont bons pour placer leurs produits, même et au besoin avec des complicités "achetées" parmi ses potentiels clients. Que les appels d'offre aient été "biaisés" ne m'étonne pas beaucoup, et les naïfs de l'Elysée et de Ballard en seront encore pour leurs (nos) frais. Si cela devait survenir, il faudrait remercier nos "amis" belges en leur donnant un peu plus de travail et de contrats ...ou de chômage ! Nos coopérations avec ce pays devraient en subir les conséquences, et notre devenir au sein de l'Otan et de lU.E aussi !
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