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Le Quai d'Orsay a-t-il cautionné la poursuite de l'activité de Lafarge en Syrie ?

Cédric Soares , , ,

Publié le

Vu sur le web L’ONG Sherpa, qui défend les salariés syriens de Lafarge, demande à la justice l’audition de Laurent Fabius révèle France Info vendredi 13 octobre. L’organisation met en cause la responsabilité de l’ancien ministre des Affaires étrangères. Le Quai d’Orsay serait au courant du financement de l’Etat islamique, mis en œuvre par le cimentier, pour poursuivre ses activités entre 2013 et 2014.

Le Quai d'Orsay a-t-il cautionné la poursuite de l'activité de Lafarge en Syrie ?
L'ONG Sherpa demande l'audition de Laurent Fabius, ancien ministre des Affaires étrangères, dans le l'affaire des activités de Lafarge en Syrie révèle France Info vendredi 13 octobre
© GOGNY Thomas

Nouveau rebondissement dans l’affaire des activités de Lafarge en Syrie. L’ONG Sherpa, partie civile dans l’enquête, demande l’audition de Laurent Fabius révèle France Info vendredi 13 octobre. L’Homme politique était ministre des Affaires étrangères entre mai 2012 et février 2016. L’association, qui défend les salariés syriens de l'entreprise, met en cause la responsabilité du Quai d’Orsay.

La "demande d’acte" a été déposée dans la semaine. "La justice française ne doit oublier aucun acteur dans cette affaire", a commenté Marie-Laure Guislain, responsable contentieux de Sherpa sur le site d’information.

L’organisation française de défense des victimes de crimes économiques, avait déposé une plainte contre LafargeHolcim en novembre 2016. Le cimentier était visé pour les conditions d’activité de son usine de Jalabiya (Syrie) en 2013 et 2014. Le Parquet de Paris a ouvert une instruction, pour financement d’entreprise terroriste et mise en danger de la vie d’autrui en juin 2017.

Selon France Info, plusieurs dirigeants du cimentier ont affirmé aux enquêteurs que le ministère des Affaires étrangères était parfaitement au courant des activités de l’entreprise sur place. "Tous les six mois, on allait voir le Quai d’Orsay qui nous poussait à rester. (…) Le Quai d’Orsay dit qu’il faut tenir, que ça va se régler" a déclaré Christian Herrault, directeur général adjoint de Lafarge à l’époque.

Lafarge reconnaît des arrangements « inacceptables » 

Les faits ont été mis en lumière par une enquête du journal Le Monde publiée en juin 2016. Selon le quotidien, Lafarge a été contraint de payer des taxes aux membres de l’Etat islamique afin de poursuivre son activé dans la cimenterie située dans le nord-est de la Syrie.

Après avoir nié les accusations, le spécialiste des matériaux de construction, a reconnu en mars 2017 des arrangements "inacceptables" avec Daech. Les aveux ont poussé Eric Olsen, directeur général du cimentier, à annoncer sa démission en avril dernier.

 
Le site d’information rapporte également que l’Etat syrien est entré dans le capital de Lafarge pendant la guerre civile. Alors que la France réprouve fortement les actions du régime de Bachar al Assad, l'administration syrienne signe l'acquisition de 1,33% des parts de la filiale de Lafarge en Syrie. Un document confidentiel prouve que la diplomatie française était au fait de la transaction. "Bien qu’ultra majoritaire, Lafarge doit désormais cohabiter avec l’État syrien comme coactionnaire de son usine" mentionne une correspondance d’un diplomate. 
 
Lafarge demeurait la seule multinationale sur le sol syrien. Les onze anciens salariés défendus par l’ONG Sherpa estiment que leur employeur a mis en danger leur vie. Lors d’une attaque de l’usine, en septembre 2014, le personnel a été livré à lui-même estime la responsable des contentieux de l’ONG. "Aucun plan d’évacuation n’est prévu. (...) Lafarge Paris et Syrie leur donnent l’ordre de rester dans l’usine alors que tous les managers ont mis leurs familles à l’abri et que toute la région a déjà fui, puisqu’ils savent qu’une attaque est imminente. Pourtant, on demande à ces salariés de rester sur place. Ils doivent, deux heures avant l’attaque, fuir par trois véhicules dont une moto, par leurs propres moyens. " rapporte France Info. Lafarge s’est défendu en argumentant qu’un plan d’évacuation avait été prévu et que, même s’il n’a pu être appliqué, aucun blessé ou mort n’était à déplorer.

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