Economie

Le PSE des usines PSA de Rennes et Aulnay serait validé par les syndicats

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Un CCE extraordinaire se tient ce lundi 18 mars. Cinq des six syndicats seraient prêts à valider le dispositif sur les sites d’Aulnay et Rennes. Seule la CGT s’oppose.

Le PSE des usines PSA de Rennes et Aulnay serait validé par les syndicats © crédit photo

Selon nos informations, cinq des six syndicats réunis ce lundi 18 mars lors du CCE extraordinaire, qui se tenait avenue de la Grande Armée à Paris, seraient prêts à valider le projet d’accord d’entreprise du constructeur concernant les réductions d’effectifs sur les sites de Rennes et Aulnay-sous-Bois.

A Aulnay et Rennes, un PSE (plan de sauvegarde de l’emploi) concernera 4 500 personnes. Seule la CGT s’oppose au projet. "Malgré les quelques améliorations qui ont pu être obtenues, cet accord est très loin de garantir le maintien de nos emplois, ou même de nous verser une indemnité à la hauteur du préjudice subi, ce qui serait le minimum, écrit Jean-Pierre Mercier, le responsable syndicale CGT d’Aulnay dans un courrier adressé aux autres centrales syndicales. Au contraire, cet accord entérine le fait que la plupart d’entre nous vont se retrouver dans un premier temps dans des congés dit de reclassement avec une perte de 25 % de nos salaires, puis au chômage".

Sur les autres sites, il s’agit d’un plan de reclassement qui touche 3 500 emplois, et qui inclue de la mobilité interne, des reclassements externes, des départs volontaires à la retraite et des congés de longue durée. Il devrait se terminer à la fin de l’année, sauf si le nombre d’emplois n’était pas atteint. Cette deuxième partie du plan de réorganisation industrielle devrait être abordée lors du prochain et dernier comité central d’entreprise (CCE) consacré à la réorganisation industrielle du groupe automobile.

Dans le même temps, ce lundi, près de 200 salariés manifestaient devant le siège du groupe. L’ambiance était visiblement tendue, avenue de la Grande Armée, alors que les forces de l'ordre encerclaient les manifestants. Des pneus ont été brûlés à proximité du siège du constructeur automobile, provoquant une épaisse fumée noire, rapporte l’AFP. 

Patrick Déniel

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