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L'Usine Auto

Le protectionnisme de Donald Trump désavoué par Harley-Davidson

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Publié le , mis à jour le 26/06/2018 À 07H48

Cela ressemble à un désavoeu pour le président américain Donald Trump. Le célèbre constructeur américain de motos Harley-Davidson annonce le 25 juin une délocalisation de sa production. Une conséquence directe de la guerre commerciale engagée par les États-Unis. 

Le protectionnisme de Donald Trump désavoué par Harley-Davidson
Harley-Davidson annonce le 25 juin une délocalisation de sa production hors des États-Unis.
© Chippy Wood

Le constructeur moto Harley-Davidson a annoncé le lundi 25 juin son intention de délocaliser une partie de sa production de deux roues hors des États-Unis afin d'éviter les tarifs douaniers décidés par l'Union européenne à titre de représailles. Le soir même de cette décision, le président américain Donald Trump a critiqué l'entreprise américaine sur Twitter : "Surpris que de toutes les compagnies Harley-Davidson soit la première à hisser le drapeau blanc. Je me suis battu dur pour eux et finalement ils ne vont pas payer les droits de douane dans l'UE."

"Les taxes sont seulement une excuse pour Harley - soyez patients !" ajoute le président américain.

Les Européens ont décidé d'imposer des taxes douanières sur une série de produits en provenance des États-Unis à titre de représailles après la décision de Donald Trump d'imposer des tarifs douaniers sur l'acier et l'aluminium importés d'Europe par les États-Unis. Les Européens ont choisi de manière ciblée les produits visés, notamment ceux qui touchent les États dirigés par les républicains. Les motos Harley-Davidson font partie des produits qui seront désormais taxés à leur entrée sur le territoire européen.

Une hausse des coûts entre 30 et 45 millions de dollars pour l'entreprise

Harley estime que les tarifs douaniers européens vont se traduire par une hausse des coûts comprise entre 30 et 45 millions de dollars pour le reste de 2018 et d'une hausse de 80 à 100 millions de dollars en année pleine.

Le constructeur moto installé depuis 115 ans à Milwaukee dans le Wisconsin a expliqué dans un document que les droits prévus par les Européens se traduiraient par une hausse de 2200 dollars (1900 euros) en moyenne par moto exportée depuis les États-Unis vers l'Union européenne.

Actuellement le prix d'entrée de gamme de Harley-Davidson est en France de 7490 euros.

Les mesures de Donald Trump critiquées par Harley-Davidson

Donald Trump avait promis de redonner tout son prestige au constructeur emblématique lorsqu'il avait pris ses fonctions l'an passé. Mais depuis, les mesures commerciales décrétées par le président américain se sont surtout traduites par des coûts pour Harley.

Fin avril, le constructeur expliquait que les tarifs douaniers imposés sur l'acier et l'aluminium allaient entraîner une hausse de 15 à 20 millions de dollars des coûts de fabrication pour le reste de l'année.

Le conseiller au commerce de la Maison blanche, Peter Navarro, a déclaré le lundi 25 juin que l'administration Trump voulait que Harley fabrique plus de motos aux Etats-Unis.

"Nous voulons que les Harley soient fabriquées ici, que plus soient fabriquées ici, et c'est ce qui va se passer avec la politique commerciale du président", a déclaré Navarro sur CNBC.

Interrogé sur les déclarations du conseiller présidentiel, un porte-parole de Harley a répondu que la compagnie avait clairement exposé sa position dans le document présenté le lundi 25 juin.

Des unités d'assemblage au Brésil, en Inde et en Thaïlande

En 2017, Harley a vendu près de 40 000 nouveaux modèles en Europe, ce qui représente plus de 16% des ventes de la société. Les revenus tirés du marché européen sont les deuxièmes en valeur derrière ceux tirés du marché américain.

Accroître la production à l'étranger pourrait prendre entre 9 et 18 mois, juge Harley qui dispose de trois unités d'assemblage au Brésil, en Inde et en Thaïlande.

Avec Reuters (Tim Ahmann; Pierre Sérisier pour le service français)

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