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Le projet de grande alliance européenne dans le fret maritime torpillé par la Chine

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Le ministère chinois du Commerce a mis son veto au projet d'alliance des trois plus grands transporteurs maritimes de conteneurs, le danois Maersk Line, l'italo-suisse MSC et le français CMA CGM, estimant qu'elle risquait de nuire à la concurrence dans le secteur.

Le projet de grande alliance européenne dans le fret maritime torpillé par la Chine © Pascal Guittet - L'Usine Nouvelle

Pékin ne veut pas d'une grande alliance entre les trois plus grands transporteurs maritimes de conteneurs, le danois Maersk Line, l'italo-suisse MSC et le français CMA CGM. Dans sa décision rendue publique mardi 17 juin, le ministère du commerce chinois estime en effet que ce projet baptisé P3 risquait de porter atteinte à la concurrence dans le secteur.

Un projet présenté en juin 2013

Pour faire face au ralentissement de l'activité, les trois géants du fret maritime avaient indiqué en juin 2013 qu'ils souhaitaient former une alliance opérationnelle. A l'instar des compagnies aériennes, Maersk, MSC et CMA CGM avaient prévu de mettre en commun leurs moyens pour les liaisons Asie-Europe, transpacifiques et transatlantiques tout en restant concurrents.

L'alliance devrait démarrer au deuxième trimestre 2014 mais cette date de lancement était soumise au feu vert des autorités de la concurrence et de réglementation. En mars dernier, l'autorité américaine compétente, la Commission maritime fédérale (FMC), avait donné son feu vert et la Commission européenne avait fait de même début juin.

La décision de la Chine met toutefois un terme à ce projet d'alliance. "Les partenaires ont convenu de mettre fin aux travaux préparatoires de l'alliance et le projet P3 Network tel qu'initialement prévu ne se matérialisera pas", a réagi Maersk dans un communiqué.

Les exportations chinoises auraient pu profiter de l'alliance

Si les trois armateurs avaient expliqué que ce genre d'alliance ne nuisait pas à la concurrence, des analystes du secteur leur prédisaient des difficultés à la faire accepter aux autorités concernées, sachant que les trois groupes dominent le marché mondial.

"Maersk est celui qui souffre le moins de ce revers parce qu'il a les marges les plus élevées. Les deux autres avaient beaucoup à gagner", a indiqué à l'AFP Tobias Sittig, analyste de la banque allemande MainFirst Bank, disant ne pas comprendre les raisons du refus chinois. "On ne peut que spéculer. L'avantage pour la Chine aurait été d'expédier ses exportations plus efficacement, sachant qu'ils ont un secteur maritime qui n'est pas très rentable", a-t-il remarqué.

Julien Bonnet

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