Le projet de dirigeable stratosphérique StratoBus est lancé

Thierry Mandon, secrétaire d'Etat chargé de la Recherche et de l'Enseignement supérieur, a signé chez Thales Alenia Space (TAS) à Cannes l’accord sur le financement des premières études du futur dirigeable StratoBus porté par un consortium industriel piloté par TAS.

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Le projet de dirigeable stratosphérique StratoBus est lancé
Vue d'artiste - StratoBus

"C’est un défi incroyable, une véritable innovation de rupture dont on peut être particulièrement fier", garantit le ministre Thierry Mandon en apposant sa signature sur l’acte de naissance d’un projet assez révolutionnaire : le StratoBus, un dirigeable stratosphérique. Il est né en 2007 lors d’un workshop sur les dirigeables à Salon de Provence puis a cheminé doucement soutenu par le pôle Safe et la région Paca pour vérifier sa faisabilité technique et commerciale.

Situé en station fixe à 20 km dans la stratosphère là où les vents sont moins importants (90 km/h), le StratoBus trouvera nombre d’applications missions civiles ou militaires en supervisant une zone de 500 km. Il pourra emporter une charge de 150 kg équivalent à celle d’un satellite de type Globalstar. Il assumera une mission à mi-chemin entre le drone et le satellite.

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Et dans le cadre des dix projets d'avenir, cet étonnant projet de dirigeable stratosphérique autonome à position fixe décroche du commissariat général à l'investissement (CGI) un préfinancement de 17 millions d’euros pour sa phase de mise au point sur deux ans, pour la réalisation d’un démonstrateur en 2018, avant la sortie d’un premier modèle d’essai en 2020.

Quatre régions abonderont à hauteur de 3 millions d’euros ce financement. Et selon TAS chef de file du consortium industriel la vente de sept appareils (20 à 25 millions d'euros l’un) amortira cet investissement. Ensuite, lindustrialisation nécessitera une mise de fonds entre 100 et 150 millions d'euros.

Un parachute pour retomber sur Terre

André Soulage, directeur du Plan industriel dirigeable au pôle de compétitivité Safe, souligne que la base d’Istres accueillera le futur Village Industriel en partie dans l’ancien hall de montage Mercure racheté pour 13,5 millions d'euros par la Société d'économie mixte d’Istres. D’autres plus vastes seront nécessaires car le StratoBus est plus grand qu’un Airbus avec une longueur comprise entre 70 et 100 mètres et 20 à 30 mètres de large.

"Il faut inventer une nouvelle filière industrielle avec la formation des ingénieurs à l’aérostatique", complète Jean-Philippe Chessel, directeur du programme StratoBus chez TAS. En clin d’œil, il rappelle que ce sont deux ingénieurs français qui ont mis au point La France, le premier dirigeable en 1884.

Le consortium industriel est piloté par TAS associe la Cnim pour l’armature et la nacelle, Solution F pour la propulsion, Tronico pour l’électronique, Airstar pour les enveloppes et CMR Prototech pour la pile à combustible réversible. TAS utilisera un brevet qui rend le dirigeable stable et un autre sur un système d’amplification de l’énergie solaire.

Son autonomie, un an au départ devrait aller jusqu'à cinq ans à terme sur la même position. En cas de pépin le StratoBus rejoindra la terre via un parachute en forme d’aile. Nombre de pays du Moyen Orient, ou d’Europe sont intéressés. Son marché est évalué à un milliard de dollars en 2020, un tiers en institutionnel et deux tiers en commercial. "Et le StratoBus entend bien être le premier à y répondre", conclut Jean-Loïc Galle, PDG de TAS.

Michel Bovas

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