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Le problème de PSA, ce n’est pas Philippe Varin

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Publié le , mis à jour le 26/11/2013 À 14H34

Analyse Un Renault chez Peugeot ! Carlos Tavares va donc succéder à Philippe Varin en 2014. Difficile de savoir aujourd’hui si c’est lui qui jette l’éponge ou la famille qui le pousse vers la sortie mais une chose est sûre, les difficultés que doit affronter le constructeur automobile ne sont pas imputables à ses patrons. Le problème de PSA, ce sont d'abord ses actionnaires.  

Le problème de PSA, ce n’est pas Philippe Varin

Le problème de PSA, ce n’est pas Philippe Varin. N’en déplaise à la famille Peugeot, le départ de l’ancien patron de Corus ne réglera en rien les problèmes que doit affronter le premier constructeur français. Depuis plusieurs années maintenant, l’une des difficultés à laquelle se heurtent tous les patrons (et ce sera le cas pour Carlos Tavares), c’est le manque de constance de son actionnaire de référence. Ce n’est un secret pour personne : la famille Peugeot est divisée, depuis des années, sur la conduite à tenir au sujet de son groupe industriel. Pour les uns, c’est le joyau de la famille et il est hors de question de perdre le contrôle du constructeur. Pour les autres en revanche, ce n'est qu'une participation parmi d'autres dont ils sont prêts à se désengager mais pas à n’importe quel prix. Et c’est bien que le bât blesse : la famille Peugeot considère que son actif est sous valorisé et c’est cette vision (erronée ou pas) qui bloque et a bloqué toutes les tentatives de rapprochement avec des partenaires solides, et notamment avec BMW.

Citroën, un potentiel inexploité pendant 30 ans

L’autre erreur commise par la famille Peugeot remonte aux années 1980, au moment où le groupe rachète Citroën à Michelin (en 1978 exactement). Pendant près de trente ans, sous l’ère Calvet et Jean-Martin Folz, le potentiel de la marque aux chevrons va demeurer inexploité. Cantonnée dans un rôle de marque milieu de gamme, elle aurait pu devenir un "Audi" à la française, une marque haut de gamme rivalisant avec les "premium" allemandes. Mais ce positionnement était tout simplement inenvisageable pour la famille : elle ne pouvait accepter que les voitures Peugeot, marquées de son propre nom, porte des ambitions inférieures à sa soeur rivale… Résultat : la montée en gamme du constructeur ne se fera que tardivement avec le lancement de la ligne DS en 2010, sous l’impulsion de Christian Streiff puis de Philippe Varin.

Le passif de la famille

Au passif de la famille, on pourrait ajouter la faiblesse de l’internationalisation du groupe ou la timidité avec laquelle ils se sont implantés en Chine (alors que le groupe fit partie des pionniers). Mais la question qui se pose désormais est celle-ci : les Peugeot ont-ils appris des erreurs du passé ? Sont-ils prêts à perdre le contrôle de PSA pour sauver le groupe (et leur marque) ? Pour certains, l’arrivée de Carlos Tavares serait un signal allant dans ce sens. L’histoire du chevron et du lion nous apprend cependant que, sur les intentions du clan Peugeot, il vaut mieux rester prudent. Les retournements de situation sont courants…

Thibaut De Jaegher

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8 commentaires

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03/12/2013 - 18h27 -

http:/www.usinenouvelle.com/article/le-probleme-de-psa-ce-n-est-pas-philippe-varin.N221069#comed430ce86c4f8829a3b5019700102831

MDR celle la. C'est justement à cause des actionnaires, si nous en sommes la. Taux de chômage record, record de personnes sous le seuil de pauvreté ect ..
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30/11/2013 - 12h16 -

Le probleme de Peugeot, comme du reste de l'industrie Francaise, c'est le cout du travail et le cout du social. Arretons de nous tromper de cibles.
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28/11/2013 - 11h15 -

Le problème, c'est votre présentation. Priez pour que les "actionnaires" ne désertent pas la France ! Sinon, nous aurons bientôt faim et froid, comme au temps de L'URSS ou des cavernes ! Un Patron qui vous veut encore .... du bien
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27/11/2013 - 13h12 -

Tavarès n'a peut-être pas le sens du collectif mais son recrutement est une excellente nouvelle, y compris pour les salariés de PSA qui attendent cet électrochoc. Oui, il leur faudra du courage, ils en ont.
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27/11/2013 - 11h43 -

En même temps, pour Philippe Varin, il part avec une retraite chapeau de 21 millions d'euros. Vous l'avez mentionné dans l'article que vous avez soigneusement rédigé, M. De Jaegher ? Non...
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27/11/2013 - 04h19 -

Quand il accepté le poste, Philippe Varin, comme ses prédécesseurs connaissait très bien l'équation et la feuille de route qui lui avait été fixée par l'actionnaire de contrôle. Si elle ne lui convenait pas, il n'avait qu'à ne pas prendre le poste. Je pense que les responsabilités sont beaucoup plus partagées que vous ne le laissez entendre. Quand à Tavarès, Varin a un immense avantage sur lui: le sens du collectif. Demandez chez Renault ce qu'on en pense. Bon courage aux salariés de PSA
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26/11/2013 - 20h50 -

Complètement d'accord sur tout l'article y compris les possibles revirements de la Famille !
Cela étant, c'est une bonne nouvelle pour PEUGEOT, encore plus que pour Carlos TAVARES.
On va le suivre et le soutenir
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26/11/2013 - 14h21 -

S'il n'est pas le problème, il n'a pas été la solution non plus. Quand on gagne plus d'1 million d'euro par an, on assume les mauvais résultats de l'entreprise qu'on dirige.
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