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L'Usine Agro

Le prix du poisson pourrait flamber d'ici à 2030

Franck Stassi , , , ,

Publié le

La réforme de l’industrie chinoise du poisson et la hausse de la demande pourraient contribuer à faire grimper le cours moyen de 25% de cette ressource sur les marchés internationaux.

Le prix du poisson pourrait flamber d'ici à 2030
La pêche représenterait 54% des ressources de poisson en 2030, contre 47% en 2016.
© Franck Stassi

Pour évaluer le niveau de vie d’une ville, le dernier indicateur à la mode, comme le suggère Bloomberg, est de mesurer… le prix des sushis (New York et Seattle caracolent en tête aux Etats-Unis). Or, si l’on en croît les dernières prévisions de l’Organisation des Nations unies pour l’agriculture et l’alimentation (FAO), leur matière première est amenée à se renchérir au cours des prochaines années.

Entre 2016 (année de référence des dernières statistiques élaborées) et 2030, le cours moyen du poisson commercialisé sur les

marchés internationaux s’apprécierait de 25%. Le prix du poisson pêché à des fins alimentaires grimperait de 17%, tandis que le prix moyen du poisson d’élevage augmenterait de 19%. Les prix de la farine de poisson gagneraient, pour leur part, 20% au cours de la période.

La croissance démographique, la hausse des revenus, et la baisse des pêches de capture sont autant de facteurs avancés pour expliquer la forte hausse des prix du poisson envisagée à l’horizon 2030. La production mondiale de poisson (pêche et aquaculture) s’apprécierait de 17,6% entre 2016 et 2030, à 200,9 millions de tonnes. L’Asie continuerait de dominer la production mondiale, avec 89% de parts de marché devant l’Europe et l’Amérique latine. Pour sa part, la consommation mondiale de poisson atteindrait 21,5 kg en 2030, contre 20,3 kg en 2016. Elle ne progresserait que de 0,4% par an, contre un taux de croissance annuel moyen de 1,7% entre 2003 et 2016.

La Chine dans le viseur

Les projets de restructuration du secteur chinois suscitent toutefois un questionnement de la part de la FAO. "Le ralentissement de la production halieutique et aquacole chinoise favorisera une progression des prix en Chine, qui se répercutera sur les prix mondiaux", explique-t-elle en référence à l’instauration de quotas dans le pays.

La mise en place de systèmes de production moins énergivores, la limitation des capacités de pêche et la délivrance de permis, et des mesures de repeuplement des stocks sont aussi envisagés dans le treizième plan quinquennal pour le développement économique et social de la République populaire de Chine. Le pays produirait 79,1 Mt de poisson en 2030, toujours en tête, contre 66,6 Mt en 2016. La majeure partie des volumes émaneraient de l’aquaculture (64,5 Mt).

A l’inverse, à l’échelle mondiale, l’aquaculture assurerait 46% des volumes en 2030, contre 53% en 2016.

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