Le président de la République sanctuarise les crédits de défense

Suite au conseil de Défense qui s’est tenu lundi 2 juin, dans l'après-midi, François Hollande a réaffirmé les engagements financiers de la loi de programmation militaire (LPM). Des améliorations sont toutefois demandées d’ici juin aux ministères des Finances et de la Défense dans la gestion des matériels et des projets.

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Le président de la République sanctuarise les crédits de défense

Au cours du conseil de Défense qui s’est tenu ce 2 juin, François Hollande dans son rôle de chef des armées, a tranché en faveur de son ministre de la Défense, Jean Yves Le Drian, au détriment de Bercy. Les crédits destinés aux armées, soit un budget de 190 milliards d’euros pour la période 2014-2019, sont donc maintenus.

"L’engagement du président de la République est explicite et sanctuarise le budget des armées", analyse une source au ministère de la Défense même si elle refuse le terme de satisfaction. Ce conseil réunissait le Premier ministre Manuel Valls, le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius ainsi que le ministre des Finances Michel Sapin. Toutefois quelques ajustements pourraient être nécessaires.

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Le président de la République exige en effet une optimisation de la loi de programmation militaire (LPM). "Cette trajectoire pluriannuelle des crédits militaires doit s’accompagner d’une amélioration des conditions de gestion de nos matériels et projets", précise le communiqué de l’Elysée. Ainsi il a demandé aux ministres de la Défense et des Finances de faire des propositions en ce sens d’ici la fin juin.

"Trompe l’œil"

La communauté des acteurs de la défense (militaires, parlementaires et industriels) avaient exprimé de vives inquiétudes après les rumeurs d’un plan caché de 6 à 9 milliards d’euros économies sur toute la durée de la LPM. Bercy estimait en effet que les armées devaient participer à l’effort d’économies de 50 milliards demandé au pays. Jean-Yves Le Drian avait alors prévenu par courrier, le 9 mai dernier, le chef du gouvernement des risques au cas où les crédits promis ne seraient pas au rendez-vous.

Les industriels avaient également rappelé le coût social en cas de réduction du budget des équipements militaires. Selon eux, un milliard d’euros de coupes budgétaires mettait en péril l’équivalent de 12 à 18 000 emplois. Pour certains, la décision du président de la République est insuffisante. "Il s’agit d’un maintien en trompe-l’œil. Il manque pour 2014 un milliard d‘euros au titre du surcoût considérable des opérations extérieures et des ressources exceptionnelles introuvables", a réagi Hervé Morin, ancien ministre de la Défense et président du conseil national de l’UDI.

Hassan Meddah

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