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L'Usine Matières premières

Le président de la région Normandie déclare son hostilité au centre de stockage de GDE à Nonant-le-Pin

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Hervé Morin, le président du conseil régional de Normandie, a écrit au Premier ministre, Manuel Valls, et au ministre de l’Ecologie, Ségolène Royal, pour leur indiquer son hostilité au centre de stockage de déchets ultimes de Guy Dauphin Environnement (GDE) à Nonant-le-Pin(Orne). GDE rappelle qu’il a " toutes les autorisations pour fonctionner ".


Les salariés de GDE protestent contre le blocage du site de Nonant-le-Pin, accusé par ses détracteurs de mettre en danger l’écosystème de la filière équestre de l’Orne.

Nouvel épisode dans le feuilleton de l’usine au pays des haras. Hervé Morin, le président (UDI) du conseil régional de Normandie a écrit à Manuel Valls, Premier ministre, et à Ségolène Royal, ministre de l’Ecologie, pour leur indiquer son opposition au centre de stockage de déchets ultimes non dangereux de Guy Dauphin Environnement (GDE) à Nonant-le-Pin (Orne).

"Je souhaiterais trouver une voie de sortie (…) tout en conduisant les dirigeants de l’entreprise à accepter une formule qui leur permette de compenser de manière raisonnable (leurs) investissements …Il est urgent d’engager des discussions avec la société GDE pour qu’elle abandonne définitivement son projet", écrit-il. Très lié au monde du cheval, Hervé Morin explique dans ces courriers que l’installation de GDE est de nature à nuire à ses projets équestres dans le secteur du Haras du Pin, à 8 kilomètres de Nonant-le-Pin. Parmi ces projets, un "Equipôle", centre d’entraînement pour de jeunes entraîneurs, porté par l’association "Sauvegarde des terres d’élevage".

Depuis que GDE a obtenu en 2011 son autorisation d’exploiter, il est engagé dans un véritable bras de fer judiciaire avec les associations d'opposants : Nonant Environnement et Sauvegarde des terres d’élevage. Ces opposants sont des riverains et propriétaires de résidences secondaires, des propriétaires de haras et des agriculteurs. Ils considèrent que le centre d’enfouissement de GDE présente des risques environnementaux et risque de mettre en péril l’ensemble de l’écosystème de la filière équestre de l’Orne.

Sollicité par usinenouvelle.com pour commenter le contenu des courriers adressés par Hervé Morin au gouvernement, Hugues Moutouh, le directeur général de GDE, fait cette explication de texte : "Hervé Morin dit : si l’Etat souhaite nous faire fermer le site, il faudra indemniser la société. C’est une attitude beaucoup plus respectueuse des voies de droit que celle de son prédécesseur", Laurent Beauvais, président (PS) de la région Basse-Normandie, qui "voulait nous exproprier de fait, c'est-à-dire nous spolier".

GDE : "nous envisageons une exploitation de notre activité de stockage au printemps"

Sur le fond, GDE ne semble pas prêt, à ce stade, à fermer un site dans lequel il affirme avoir investi 30 millions d’euros. "Nous avons toutes les autorisations pour fonctionner. Nous envisageons une exploitation au printemps", ajoute le dirigeant. Avec cette plateforme de Nonant-le-Pin, le spécialiste du recyclage des métaux a voulu ajouter une corde à son arc, celle de l’enfouissement, et créer ainsi une filière intégrée entre amont et aval. A l’amont, l’usine GDE de Rocquancourt, distante de 88 kilomètres de Nonant-le-Pin, effectue le "tri post-broyage" des biens de consommation en fin de vie. Ceux-ci sont ensuite enfouis à Nonant-le-Pin.

GDE avait ouvert une première fois son installation le 22 octobre 2013. Deux jours après, ses accès étaient bloqués par des engins agricoles et tracteurs d’opposants. Un blocage qui a duré 11 mois et entraîné un préjudicie pour GDE. Par ailleurs, celui-ci n’a pas pu relancer immédiatement son exploitation du fait des dégâts provoqués par l’absence de maintenance ; dégâts qu’il a fait expertiser ce qui duré plusieurs mois. L’industriel n’a donc redémarré son activité de tri qu’en 2015 et engagé fin 2015 les travaux de remise en état de ses bassins pour son activité de stockage.

Hugues Moutouh souligne que son entreprise a gagné toutes ses procédures liées aux blocages du site et à sa réouverture. "Les opposants n’ont d’ailleurs plus le droit d’approcher du site. Ils risquent 500 euros par jour et par personne, conformément à une ordonnance de référé rendue par le tribunal de grande instance d’Argentan. Quant aux deux arrêtés d’interdiction d’exploiter pris par le préfet de l’Orne en septembre 2015 [après un déplacement de Ségolène Royal à la préfecture d’Alençon en août 2015, Ndlr], ils ont été suspendus par le tribunal administratif."

Reste maintenant en attente la décision de la cour administrative d’appel de Nantes. Celle-ci doit juger de la légalité de l’autorisation d’exploitation qui avait été validée en 2011 par le tribunal administratif de Caen.

Claire Garnier

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