Le président chypriote dit que la situation est contenue

NICOSIE (Reuters) - Le président chypriote Nicos Anastasiades a affirmé vendredi à ses concitoyens que la situation était "contenue".

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S'exprimant lors d'une rencontre avec des fonctionnaires au lendemain de la réouverture des banques, il a ajouté que le risque de banqueroute appartenait désormais au passé mais a aussi critiqué les partenaires de Nicosie au sein de la zone euro.

"Nous n'avons aucune intention de quitter l'euro", a-t-il dit. "Nous ne ferons pas d'expériences avec l'avenir de notre pays", a-t-il poursuivi.

Elu le 24 février au terme d'une campagne où il s'était engagé à négocier rapidement un plan de renflouement, Anastasiades a dû accepter les conditions imposées par la "troïka" (UE, Banque centrale européenne et Fonds monétaire international) et l'Eurogroupe.

Vendredi, il a critiqué les partenaires européens de Chypre, les accusant d'avoir posé "des exigences sans précédent qui ont fait de Chypre un laboratoire".

Jamais jusque là dans les plans de sauvetage financiers mis en oeuvre depuis le début de la crise de la dette souveraine dans la zone euro les solutions mises en oeuvre n'avaient contraint les épargnants titulaires de comptes bancaires à assumer une partie du coût du sauvetage.

Ce "bail-in" - c'est-à-dire un renflouement par les actionnaires et les créanciers, voire par les dépositaires non garantis - traduit un changement de stratégie des autorités européennes après trois ans de crise pendant lesquels des banques ou des Etats ont été renfloués avec l'argent des contribuables.

"Nous avons évité le risque de banqueroute", a ajouté Anastasiades. "La situation, en dépit de la tragédie, est contenue."

Michele Kambas; Henri-Pierre André pour le service français

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