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Le Premier ministre Edouard Philippe donne le départ des Assises de la mobilité

Olivier Cognasse , , ,

Publié le

Au Palais Brongniart, le Premier ministre et la ministre des Transports, Elisabeth Borne ont lancé les Assises de la mobilité qui dureront trois mois avec l’espoir d’aboutir à des solutions pérennes pour l’avenir des transports.

Le Premier ministre Edouard Philippe donne le départ des Assises de la mobilité
Le Premier ministre Edouard Philippe a prononcé le discours inaugural des Assises de la mobilité.
© twitter cc @ephilippepm

"35 ans après la Loi d’orientation des transports intérieurs (Loti), le temps nous a semblé venu de réfléchir de manière à la fois très ouverte et très organisée, à l'avenir des transports français. De quels transports, les français auront besoin dans 10,15, 20 ans", interroge Edouard Philippe, le Premier ministre, qui  a fixé le cap à l’occasion de son discours d’ouverture des Assises de la mobilité avec "des débats qui se dérouleront devant tous les français" notamment sur la nouvelle architecture des transports et le financement des infrastructures, en sachant que les transports du quotidien sont la priorité. Sans oublier l’utilisation des nouvelles technologies. "Des innovations émergent tous les jours. Bout à bout, elles forment une révolution."

Le gouvernement veut s’attaquer à la pollution engendrée par le transport.  Il génère un tiers des émissions de CO2 et 25% des particules. Il faut donc proposer des solutions pour réduire ces émissions et tendre vers la neutralité carbone en 2050.  "Et les gaz à effet de serre (GES) ont recommencé à augmenter dans les transports", a affirmé la ministre des Transports, Elisabeth Borne.

La sincérité sur les finances

Il s’est également lancé le défi de la sincérité. "Je m’en réjouis pour les habitants, les élus,… dit-il à propos des trois nouvelles LGV. Elles ont coûté 13 milliards d’euros. Nous sommes face à un problème qui ressemble comme deux gouttes d’eau à une  impasse." Cette sincérité, c’est donc reconnaître que l’on ne pourra pas réaliser tous les projets d’infrastructures. "Il manque 10 milliards d’euros sur les projets qui doivent être réalisés au cours des cinq prochaines années." Car ils ne sont pas financés. Et de se poser la question pour de futures lignes à très grande vitesse. Les ministres ont martelé ce chiffre : près de 70% des lignes de TGV ne sont pas rentables.

Mais pas question de couper à la hache sans réflexion. "Pour y parvenir, il faut réfléchir pour définir les priorités, réfléchir de façon ouverte." Un Conseil d’orientation des infrastructures, présidé par Philippe Duron, qui "mène ses travaux avec discernement", est mis en place. L’ancien député PS du Calvados et président de la Commission mobilité 21 avait fait le tri entre tous les projets annoncés par le gouvernement précédent sans aucun financement.

 

Le canal Seine-Nord et la LGV Lyon-Turin sauvés ?

En aparté, celui-ci confirme les propos d’Edouard Philippe à propos du canal Seine-Nord et de la ligne à très grande vitesse entre Lyon et Turin. "Cette LGV fait partie d’un traité européen et le canal Seine-Nord est largement financé par l’Europe. Ces projets ne sont donc pas dans notre domaine de compétences." Le gouvernement envisage de transformer la société de projet du Canal Seine-Nord en établissement public local, à la demande des élus régionaux qui sont prêts à reprendre la main y compris financièrement pour éviter que ce projet qui favoriserait un report modal ne soit enterré.

Pour financer les futurs travaux, Elisabeth Borne, la ministre des Transports, a réaffirmé devant la presse. "Le Président de la République a annoncé une pause dans les grands projets. Il faut  peut-être les repenser, les « phaser » et trouver de nouveaux financements. Nous n’allons pas remettre en place l’écotaxe. Mais en même temps, tout le monde s’étonne que des poids lourds traversent la France sans participer au financement des infrastructures."

Ces grands travaux d’infrastructures ont été utiles dans le passé. Maintenant, il faut passer au transport connecté. Les Assises de la mobilité sont également l’occasion de repenser les transports, avec une priorité au quotidien. Le gouvernement souhaite trouver un moyen de mieux remplir les TER. Il veut utiliser les nouvelles technologies, le numérique (big data, blockchain) pour rendre les transports plus efficaces. Il souhaite généraliser l’utilisation d’un seul pass (ou sur le Smartphone) pour les différents modes de transport partout en France. Assurer la mobilité pour tous est une priorité et durant ces trois mois, la ministre des Transports compte se rendre dans de nombreuses régions pour discuter de l’avenir du transport avec la population.

Jean-Cyril Spinetta pour réfléchir à l’avenir du ferroviaire

"La mobilité du quotidien, c’est vous qui allez la dessiner autour de six principes", a prévenu Edouard Philippe à l’attention des acteurs de la mobilité qui vont participer aux ateliers. Six principes résumés par Elisabeth Borne. Mieux utiliser les transports pour réduire les émissions de GES. Tirer parti des toutes les ruptures que permet le numérique pour proposer de nouveaux services et accélérer la fluidité des parcours. Offrir une mobilité pour tous et sur tous les territoires. Proposer une offre de transport qui connecte mieux les différents modes. Assurer la sécurité et la sûreté. Mieux financer les transports et optimiser la gouvernance. Un sacré programme à réaliser au cours de de ces trois mois qui débouchera sur un projet de loi au premier trimestre 2018.

Une loi qui comprendra d’autres sujets abordés en périphérie de ces Assises comme le transport de marchandises et la logistique et surtout le transport ferroviaire. Et là, c’est Jean-Cyril Spinetta, l’ancien patron d’Air France - KLM, qui s’y colle. Les propositions pour relancer la SNCF, la reprise d’une partie de la dette, l’arrivée de la concurrence,… autant de sujets qui pourraient arriver dans le projet de loi, qui doit faire entrer la France dans la mobilité du 21ème siècle.

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1 commentaire

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20/12/2017 - 03h08 -

Il faut dire que concernant le transport le programme est chargé avec tous ces projets grandioses en cours de réalisation tels que la couteuse liaison ferroviaire Paris Turin, les liaisons circulaires du Grand Paris dans notre sous-sol et d'autres tramway périphérique voire même l'extension de nos liaisons fluviales existantes avec creations de nouveaux canaux voir http://www.rivieres.info/gpr/cartes-france.htm Il n'est bien sûr pas question d'abandonner tous ces grands projets pas plus que celui de cette aile volante gonflés à l'hélium et équipé d'un moteur électrique alimenté par des panneaux voltaiques situés sur l'extrados.. réalisation de plus liée à la décision qui va devoir être prise pour NDDL Mais il faut se rendre à l'évidence il va falloir améliorer en urgence les conditions d'existence de chacun d'entre nous dans notre vie quotidienne. Ceci de telle sorte que le temps de trajet "boulot dodo" soit sécurisé et surtout réduit afin de laisser un peu de temps pour la vi
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