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Le Port autonome de Marseille dans l'impasse

Publié le

Les négociations, hier, entre la CGT et Gaz de France se sont soldées par un échec. Conséquence : 57 bateaux restent en rade et le spectre de la pénurie d'essence commence à planer.

Le Port autonome de Marseille dans l'impasse

Près de dix heures de négociations et rien au bout. La réunion organisée par le préfet de la Région Paca, Christian Frémont, pour débloquer la situation du Port autonome de Marseille (Pam) s'est conclu par un échec. Les agents CGT de l'établissement public, en grève depuis 17 jours ce matin, d'un côté, et la direction de Gaz de France de l'autre, sont restés campés sur leurs positions.

Résultat : les installations portuaires restent bloquées. 57 bateaux (dont 33 pétroliers et 6 chimiquiers) patientent en rade et les raffineries sont obligées de réduire progressivement leur production, faute d'approvisionnement. Selon l'Union française des industries pétrolières (Ufip), ce blocage aurait déjà coûté 25 millions d'euros. En outre, les raffineries devraient commencer à stopper progressivement leur activité à partir d'aujourd'hui, ce qui conduirait inévitablement à une pénurie d'essence dans les stations services dès la semaine prochaine, affirme l'Ufip.

Dialogue de sourds

Les agents CGT du Port de Marseille réclament d'obtenir l'emploi de personnel portuaire sur le futur terminal méthanier de Gaz de France à Fos-sur-Mer. Fruit d'un investissement de 350 millions d'euros de GDF, il devrait employer 80 personnes à son ouverture en 2008. « Pour des raisons de sécurité », Gaz de France souhaite maîtriser l'ensemble des manœuvres avec son propre personnel. « La FNME CGT ne peut accepter ce blocage de Gaz de France alors que la sous-traitance à des entreprises privées se développe massivement dans l'entreprise », explique la CGT dans un communiqué.  GDF aurait néanmoins proposé 5 emplois aux agents du Port autonome. Une proposition rejetée par la CGT. Pour le syndicat, gérer les emplois sur le terminal gazier est devenu un symbole de la lutte contre « une privatisation rampante » du Port autonome. « Les propositions sérieuses avancées par la CGT se sont heurtées à une fin de non-recevoir de Gaz de France », regrette le syndicat. Nous ne transigerons pas sur la sécurité, réplique GDF.


Le Pam en chiffres

  • Premier port pétrolier français
  • Alimente 6 raffineries françaises et 2 à l'étranger
  • L'activité pétrolière représente 60% du trafic
Source Ufip
Pour avancer dans ce dialogue de sourd, une nouvelle réunion est prévue aujourd'hui à 15 heures entre les agents CGT, la direction du port et GDF. Trouver une solution devient impératif. Outre le risque de pénurie d'essence, ce nouveau mouvement de grève vient une ternir un peu plus l'image du Port.

Par ailleurs, en cas d'échec de ces nouvelles négociations, le mouvement, encore limité au terminal pétrolier, pourrait se radicaliser et s'étendre à l'ensemble du port.

Bertrand Beauté

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