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L'Usine Agro

Le porc français attend des autorisations pour s’exporter en Chine

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La venue du Président chinois en France, cette semaine, pourrait être l’occasion d’annonces en matière d’agréments pour exporter les produits charcutiers français vers la Chine.

Le porc français attend des autorisations pour s’exporter en Chine © Janphi63 - Flickr - C.C

Une petite bouffée d’air frais pour les industriels français du porc pourrait arriver cette semaine. Selon les professionnels du secteur, la venue du Président chinois, Xi Jinping, en France à partir du 26 mars, devrait être synonyme de bonnes nouvelles. Plusieurs entreprises pourraient recevoir des agréments pour leur permettre d’exporter leurs produits charcutiers en Chine.

Quatre industriels sont concernés : Salaisons Bernaudeau à Montreuil Bellay (Maine-et-Loire), pour des andouillettes et des boudins, la Sacor (Bastides Salaisons) à Villefranche-de- Rouergue (Aveyron) pour des saucissons secs, Brocéliande (groupe Cooperl) à Lamballe (Côtes d’Armor), pour du jambon cuit et Haraguy (groupe Delpeyrat) pour du jambon de Bayonne.

L’octroi des agréments viendrait récompenser plus d’un an de tractations et d’efforts entre la filière porcine française et les autorités chinoises. Après un voyage du Président François Hollande en Chine en avril 2013, avec plusieurs représentants de la filière, des pré-audits d’établissements avaient eu lieu en juillet, avant des inspections sanitaires d’usines en janvier dernier par les autorités chinoises. "Ils ont inspecté nos usines et fait des analyses selon leur propre cahier des charges. Ils ont vérifié que la salaison, une technique de conservation qu’ils connaissent peu, ne présente aucun risque sanitaire", explique Dominique Duprat, le directeur général adjoint de Delpeyrat.

Un doublement des tonnages exportés sur pays tiers

Ces agréments permettraient à la France de reprendre des positions à l’exportation par rapport à ses voisins. Si l’Espagne et l’Italie exportent déjà certains de leurs produits de salaisons vers la Chine, "la France sera pionnière sur ses voisins en matière de jambon cuit", se félicite-t-on du côté de l’interprofession Inaporc.

Mais difficile pour l’heure de savoir quels seraient réellement les retombées économiques pour la filière. Inaporc table sur 20 000 tonnes de charcuteries exportées en année pleine vers la Chine, soit un doublement par rapport au niveau actuel des exportations de la France sur pays tiers. 

Selon la Fédération des industries charcutières, traiteurs et transformatrices de viandes (Fict), 23 000 tonnes de charcuteries françaises ont été exportées en 2012 sur pays tiers, hors Union européenne. "Si comme espérés les résultats des agréments sont favorables, d’autres entreprises pourraient être autorisées ensuite directement sans inspection. La France serait alors mandatée par la Chine pour donner les agréments", explique-t-on chez Inaporc. Le début d’une longue lignée.

Adrien Cahuzac

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