Le pôle frais de Doux sur la voie de la liquidation

Le tribunal de commerce de Quimper a par ailleurs prolongé jusqu’au 30 novembre la période d’observation du groupe agroalimentaire

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Le pôle frais de Doux sur la voie de la liquidation

La décision est tombée ce 1er août. Le groupe Doux va devoir liquider son pôle produits frais. C’est ce qu’a annoncé le tribunal de commerce de Quimper. Selon l'un des avocats du groupe Me Jean-Claude Gourves, l'activité se poursuit encore un mois. Les candidats à la reprise des activités "frais" ont jusqu'au 10 août pour faire connaître leurs offres.

Le tribunal a précisé que pour le pôle poulets congelés destinés à l'exportation et les produits élaborés la période d’observation allait perdurer jusqu’au 30 novembre

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Cette décision bénéficie principalement aux quelques 2 200 salariés des branches "export" et "produits élaborés" sur un effectif total de 3 400 salariés en CDI, a précisé Régis Valliot, l'administrateur judiciaire du groupe placé en redressement judiciaire le 1er juin dernier.

La liquidation du pôle frais de Doux "préoccupe énormément" la Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles (FNSEA), a déclaré à l'AFP son président Xavier Beulin, également à la tête de Sofiprotéol qui avait piloté une offre de reprise du volailler.

Sofiproteol versus Doux

En effet, deux des quinze offres de reprise paraissaient se détacher jusque-là : celle de Sofiprotéol et le plan de continuation du PDG Charles Doux.

Mais la prolongation de la période d’observation devrait permettre au PDG du groupe de finaliser son plan qui laisserait tout de même 1 010 salariés directs. Le plan prévoit que la banque britannique Barclays devienne majoritaire dans le capital du groupe jusqu’à présent contrôlé à 80% par la famille Doux.

"Nous avons sollicité et obtenu le maintien de la période d'observation (...). C'est l'étape nécessaire pour nous permettre d'élaborer" le plan de continuation, a déclaré Me Gourvès à l'AFP. Malheureusement, nous n'avons pas de solution pour Doux frais (...). Le tribunal de commerce a converti le redressement judiciaire de Doux frais en liquidation judiciaire avec poursuite de l'activité pendant un mois".

Reste que l’offre de Sofiprotéol est celle soutenue par bon nombre de salariés et prévoit de reprendre 2 707 d’entre eux et d’en reclasser 371 dans ses filiales.

Levée de l'indivisibilité

La CFDT a fait savoir avant l’audience de ce 1er août qu’elle n’était ni favorable à un plan de reprise par le groupe Doux, ni au plan de continuation du PDG. "Concernant le plan de Charles Doux, ou plutôt de la Barclays, la CFDT exprime sa plus grande crainte quant à la pérennité du plan de continuité. La gouvernance du groupe confiée à la Barclays préserverait les intérêts de la Barclays et de la famille Doux, mais fragiliserait l'entreprise et l'avenir des salariés", estime la CFDT.

Le syndicat a d'ailleurs demandé la levée de l'indivisibilité des offres du consortium Sofiprotéol, principal candidat à la reprise, et espéré plusieurs offres de reprise du pôle frais d'ici le 10 août.

Le géant breton de la volaille industrielle est endetté à hauteur de 430 millions d'euros. Il a été placé en redressement judiciaire le 1er juin dernier et emploie 4 195 salariés (3 484 CDI et 711 CDD). Le groupe est aussi en contrat avec 800 éleveurs dans plusieurs régions de France.

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